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À propos de Christelle Hauteville-Chadorla

Formatrice, Thérapeute et Philosophe en “Liberté intérieure” dans une approche bi-culturelle alliant l'état d'esprit français et la sagesse bouddhiste himalayenne.

in-SATISFACTION, UN TRESOR DANS NOS MAINS

Combien d’entre vous n’ont jamais souhaité changer de vie pour adopter un rythme plus humain et une activité professionnelle plus en adéquation avec ses valeurs ? Combien d’entre vous n’ont jamais souhaité prendre le temps de vivre, de souffler, d’apprécier, d’aimer, de se retrouver, de reconnecter la nature ou la musique, de se relier à la Vie, la grande VIE qui nous invite à aimer ce qu’elle nous offre, ce qui est là  ? Combien d’entre vous enfin reconnaissent objectivement avoir une plutôt belle vie, sans trop de soucis comparé aux pauvres, aux malades chroniques, aux migrants, aux gens dans des pays en guerre ou privés de liberté et autres soumis à des autorités strictes, aux sans perspective d’avenir, aux sans toit ni abris, aux sans famille, aux sans ami, aux sans aide ?

Reconnaissons-le, la plupart d’entre nous, ici en France, ont une vie meilleure et plus d’opportunités et de liberté que partout ailleurs dans le monde. Et pourtant, combien d’entre nous sommes insatisfaits ? Combien d’entre nous cherchent quand même autre chose, autrement, plus de quelque chose ou moins d’autre chose ? Combien d’entre nous sommes pris dans des désirs qui nous poussent à chercher ailleurs alors que là où nous sommes, c’est déjà très bien ? L’insatisfaction est une limite que nous mettons à nos possibles. L’insatisfaction a la fâcheuse tendance à regarder ce qui manque, ce qui pourrait être, à tout envisager comme imparfait et pas assez bien, laid, insuffisant, inadapté, impossible, injuste…  Quand l’insatisfaction est là, que faisons-nous de ce que la vie nous a apporté ? Souvent rien, car nous ne voyons pas. Mais comment celui qui vit dans un bidonville percevrait-il notre vie ?

Nous avons tous un trésor entre nos mains, c’est la satisfaction. La satisfaction est un état d’esprit qui voit ce qui est là, ce qui est beau, ce qui est reçu, ce qui est rétribution de notre travail et de nos efforts, ce qui est opportunité et étape, ce qui est graine d’avenir et joie du présent. La satisfaction n’empêche pas d’améliorer, de percevoir d’autres possibles et de se donner les moyens de les réaliser. Elle nous donne un état d’esprit plus joyeux et aimant pour vivre notre vie pleinement, sans sentiment d’insuffisance.  La satisfaction est un trésor entre nos mains.

Rappelez-vous, quand était-ce la dernière fois où vous avez regardé le beau et pas le laid, le plein et pas le vide, les personnes présentes et pas les absents, les opportunités et pas les interdits, les possibles et pas les risques… ?
A nous d’entrainer notre esprit à être satisfait. « Aujourd’hui je m’engage à être satisfait(e) de ma vie ». Et la satisfaction grandira. Alors nous pourrons envisager un avenir plein de promesses.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Nous autoriser et autoriser l’autre

Persévérer, continuer à y croire, avoir la foi, avoir confiance, ne pas baisser les bras, savoir attendre le moment où ce qui germe en nous trouvera un espace pour se développer dans le monde.
Nous avons tous en nous une inspiration, quelque chose qui nous pousse à avancer, à agir d’une certaine manière. C’est pour les uns une raison d’être, pour les autres un sacerdoce ou un sens de la vertu, ou encore une mission, une vision, une conviction, une ambition… Tant que nous ne le vivons pas pleinement, tant que nous le cachons, le limitons, le nions, l’éteignons, le mettons en attente, aux oubliettes, à plus tard, ou encore que nous le reléguons à des bêtises, des enfantillages, des doux-rêves, des utopies… nous sommes inachevés, en suspend, en attente de quelque chose alors que c’est déjà là, qu’il n’y a qu’à le révéler. C’est exactement à ça que nous devrions chacun nous consacrer, parce que c’est exactement ça qui nous anime et nous maintient dans une vie juste. Certains parlerons de donner du sens, d’être soi, d’autres d’être aligné ou encore de se réaliser, de vivre ses rêves, d’être à sa place,  d’exprimer sa réalité, de donner au monde le meilleur de soi, d’être vertueux, altruiste, créatif, vivant, authentique…
Vivons-le. Osons offrir au monde ce qui est authentique en nous, notre joyau intérieur. Peu importe qu’il soit différent, unique, peut-être incompris de tous ou d’un grand nombre. Soyons tous des artistes de notre vie, livrons nos créations intérieures au monde pour l’embellir, l’apaiser, en faire une terre d’accueil, de tolérance, de joie, d’amour. Notre seul travail est de trouver la manière la plus juste de le révéler, de l’exprimer. Ne rien imposer, trouver la juste mesure, le juste endroit, la juste forme, la juste manière, la juste intention.
Et donner à l’autre l’espace pour planter sa graine tout comme nous demandons pour nous l’espace pour planter notre graine. Partageons l’espace de vie et accueillons ce que chacun y apporte. Soyons ouverts à l’inconnu, à l’inattendu, car les joyaux qui germent en chacun de nous sont des trésors uniques qui nous ouvrent vers de nouveaux possibles, de nouveaux mondes que nous ne connaissions pas jusqu’alors bien qu’ils soient déjà là, en nos voisins et amis, en ces étrangers à qui nous n’avons pas encore donné l’hospitalité dans notre vie.
Alors aujourd’hui nous donnons l’hospitalité et nous la recevons. Nous autorisons nos différences pour nous enrichir et vivre dans un monde de profusion créatrice, d’abondance, de trésors révélés.
Je t’autorise à exprimer ta réalité. Tu m’autorise à exprimer ma réalité. Et nos réalités deviennent un nouveau monde de tolérance où tout le monde est bienvenu pour exprimer ses qualités. Et cela commence par nous autoriser et autoriser l’autre.
Alors, qu’êtes-vous prêts à autoriser aujourd’hui ?

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Karmas, kleshas, qualités naturelles de l’esprit, c’est quoi ?

La vision bouddhiste du karma remonte à la source primordiale d’où tout se manifeste pour prendre ensuite des infinités de déclinaisons selon les cultures (judéo chrétienne, indienne…). Toutes ces approches existent pour de vrai, mais ne concernent pas tout le monde. Selon nos origines, notre culture et nos croyances fondamentales, le karma agit avec différents modes opératoires selon les plans. J’aborde le karma dans sa force créatrice primordiale, en tenant compte des modes opératoires propres à chacun. Au-delà de ces différences, en posant notre attention sur nos actions et surtout nos intentions, nous accédons aux karmas(1), aux kleshas(2) et aux qualités naturelles de la conscience éveillée. Il n’y a rien d’ésotérique ici pour un esprit ouvert, rationnel et un peu éclairé. Les karmas, qualités naturelles et kleshas forment une vaste trame, le programme de base de ce que nous vivons et plus généralement de notre constitution physique, psychologique, émotionnelle, mentale, énergétique, spirituelle.  Ils  agrègent nos intentions et nos actions passées(3) et actuelles. Il sont à l’origine de ce que nous projetons dans le monde et qui nous revient sous forme de facilités ou d’obstacles, de qualités ou de faiblesses, de ressentis agréables ou désagréables, de conditions de vie aisées ou difficiles, de relations enrichissantes ou toxiques…


(1) Tendances résiduelles à la base de notre personnalité, aussi bien de nos qualités que de nos faiblesses. Ils sont dit positifs ou négatifs dans le sens où ils amènent à vivre des situations de bonheur ou de souffrance.
(2) Conditionnements, filtres et émotions perturbatrices à l’origine de nos limites cognitives, émotionnelles et sensorielles et à la source de nos intentions
(3) En fait, des intentions qui se rejouent dans le moment présent, d’instant en instant, en même temps, puisque le temps n’existe pas sur un plan subtil.arm

Des changements dans ce que je fais, vois, pense…

Ludovic

 » Merci Christelle, il n’y a plus qu’à mettre en pratique ! En tout cas, ce week-end* n’a pas été sans effet. C’est comme si tout ce dont on a parlé venait s’immiscer dans chaque chose que je fais, que je vois, que je pense… Qu’est-ce que ça va être après 6 week-ends ! 🙂 Encore merci, »

* 1er module de 3j de la formation Libération des kleshas

A-normalité, où en êtes-vous ?

« Tout est possible, même le pire ! ». Je fus sidérée, littéralement, d’entendre cela un jour où je suggérais que tout était possible dans la vie, dans l’idée que nous étions plus libres que nous le pensions, que tout était possible, même le meilleur. J’ai compris à cet instant une composante fondamentale de la psyché : il faut réduire le champ des possibles car trop de possibles, trop de liberté, est anxiogène. Nous le constatons autour de nous : nous mettons en place des conformités, des certifications, des normes sociales, professionnelles, morales… pour rendre la vie plus sûre, pour que chacun puisse croire qu’ici, c’est connu et reconnu et qu’il peut y aller sans risque.
Pour moi, c’est l’inverse. C’est l’obligation de suivre une voie tracée par d’autres qui alimentait mon anxiété. Allais-je un jour pouvoir faire ce qui me semble juste ? Allais-je pouvoir vivre selon mon sens des vertus ? Allais-je pouvoir m’extraire des carcans, d’une morale et d’une conformité qui me semblaient plus anormaux que normaux ?
Mais qu’est-ce qui nous empêche d’explorer le monde et tous nos possibles avec l’esprit d’aventure et de découverte ? Rien, si nous n’avons pas peur de sortir de la normalité toute factice, floue et illusoire qui nous invite à faire comme les autres (en apparences !).
Je l’ai fait. Sortir de la normalité, c’est à la fois grisant, déstabilisant et quelque peu effrayant. Nous entrons dans l’inconnu et nous créons notre vie pas après pas. Mais une fois habitué à suivre notre conviction intérieure, quel soulagement ! Quel bonheur ! Tout devient plus juste. La normalité s’inverse. Nous nous sentions anormal au milieu de la normalité ambiante. Nous sommes devenu normal au sein de notre propre référentiel, et peut-être même avons-nous contribué à réinventer la normalité ambiante, au moins l’avons-nous influencée pour qu’elle intègre plus de possibles.
Et vous, vous sentez-vous normal ? Anormal ? Un anormal qui cherche sa normalité ? Un normal qui s’est éteint dans la normalité ? Ou bien vivez-vous déjà votre propre normalité, différente de celle des autres, en toute simplicité peut-être ?
Christelle Hauteville-Chadorla

Des formations en présentiel et en petits groupes pour s’adapter au mode de compréhension de chacun

Pourquoi je maintiens mes formations uniquement en présentiel et en petits groupes ? Pour maintenir la qualité de transmission et d’accompagnement de chaque stagiaire. Parce ce que l’enseignant et formateur doit faire dérailler les choses et bouleverser la norme à des endroits et à des moments inattendus. C’est en étant présent à ce qui se déroule pendant la formation et en piquant au bon moment à l’endroit exact où l’illusion fourvoie, où l’incompréhension voile, où l’émotion dévie… que l’enseignant fait se révéler ce qui était inaccessible.
Christelle Hauteville-Chadorla

Sagesse et liberté

Un jour on m’a dit « Merci d’avoir créé cette école pour apprendre et développer la sagesse qui est en nous. Je vis à 500km, et je viens parce que quelque chose en moi me pousse. C’est ici, c’est maintenant.» Quand on écoute notre sagesse intérieure, elle sait.

La sagesse n’est autre que la sortie de nos illusions. Il s’agit d’utiliser les connaissances pour nous libérer de nos conditionnements. L’apprenti sage développe 3 talents : 

  • NOUS POSER, ARRETER DE NOUS DISPERSER et pour cela méditer. Pour un apprenti sage, méditer consiste à calmer son esprit, puis dans un second temps à laisser la clarté et le savoir non conceptuel s’élever.
  • NOUS PROTEGER NOUS-MEME, à la fois nous protéger de nous-même et nous protéger de l’extérieur en faisant appel à notre propre SAGESSE DE LA REFLEXION, notre capacité d’analyse pour regarder avec conscience les qualités et défauts de chaque chose.
  • ETRE NOTRE PROPRE MAITRE. Ce troisième talent est le résultat de l’entrainement des deux premiers. Nous devenons notre propre maître en étant maître de nous-même, ne cédant plus aux impulsions, aux sensations, aux pensées limitantes ou récurrentes. Cette maîtrise ne contrôle pas, elle est force tranquille, vigilance bienveillante de chaque instant, présence authentique sans intention personnelle.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Conscience primordiale, conscience individualisée / moi, kleshas, karmas

« Notre esprit vide, clair et connaissant, est encore appelé « Potentiel de conscience primordiale ». Ce potentiel de conscience primordiale est comparable à une eau pure. Si on mêle de la terre à cette eau pure, elle devient boueuse. De façon comparable, du fait de l’ignorance fondamentale, le potentiel de conscience primordiale est réduit à un « potentiel de conscience individualisée ». Cette intervention de l’ignorance constitue le « voile de l’ignorance innée » : l’esprit ne reconnait pas sa propre nature. 

De ce fait, se forme la notion de « moi » et « autre » : le voile de la dualité, qu’on appelle aussi « ignorance déterminée » ou bien encore « voile des conditionnements latents ». L’esprit ne reconnaissant pas sa propre nature comme vide, installe à la place de ce vide (NDLR plein de potentiels) un « je », le « sujet », auquel il s’identifie ; ne reconnaissant pas les manifestations (NDLR les phénomènes gravitant autour du je) comme étant sa propre clarté, il les conçoit comme « autres », comme « objets ».

Puis, entre les 2 pôles de cette dualité moi-autres apparaissent des perturbations internes (NDLR kleshas ou afflictions racines) en premier lieu l’attraction (désir) et la répulsion (colère), automatiquement accompagnées de l’aveuglement (ignorance) qui ne reconnait pas leur nature vide. A partir de ces 3 poisons de base se développent de nombreuses ramifications, 84000 au total, qui constituent les « voiles des perturbations ».

Sous leur emprise, nous accomplissons des actes négatifs nombreux et variés formant « le voile du karma ».

« Kalou Rinpoché (ancien) – Esprit, vacuité et clarté – tiré de l’anthologie des éditions Claires lumières « La Vacuité ».

Explorer : aller plus loin que là où l’on est déjà

Un jour, une dame habitant le sud de Bourges m’a dit « Où exercez-vous ? De l’autre côté de la gare ? Oh ! non c’est trop loin pour moi.» (Temps approximatif 10mn)
Comment faire un travail de libération intérieure quand nous ne pouvons pas aller plus loin que là où nous sommes déjà ? Faire un travail en soi, et d’autant plus un travail de libération profonde de nos tendances et conditionnements, nécessite de sortir de nos repères, d’aller voir ce que nous refusions de regarder jusque là.
Sommes nous prêts si faire un déplacement de 10mn est déjà un effort trop grand que nous abandonnions ? Non, bien sûr.
Sommes-nous prêts si juste l’idée d’aller au-delà la gare (un quartier où elle n’était jamais allée) vous procure peur et rejet ? Comment réagirions-nous en voyant des aspects inconnus de nous-même ? En refusant de les voir bien sûr.
Alors si vous êtes prêts à faire plus de 10 mn de voiture pour vous rendre dans un quartier que vous ne connaissez pas, sachez que c’est déjà un très bon point de départ pour jouer les explorateurs en votre propre monde intérieur et tenter l’aventure de la liberté intérieure.
Bienvenus dans l’aventure de la liberté intérieure à toutes les exploratrices et autres baroudeurs de leur propre esprit.
Christelle Hauteville-Chadorla
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