Mon parcours, ma sensibilité

2022-11-12T16:55:57+01:00Tous les articles|

TOUT VIENT DE NOUS, DE NOS PENSEES

Comprendre notre programmation 

J’ai toujours cherché à savoir pour agir avec discernement et justesse. Je suis convaincue que ce que nous vivons, agréable ou non, vient de nos projections et de nos pensées, que tout est causes et conséquences. Je pressens aussi en profondeur une nature « parfaite », peut être « La nature de Bouddha ».  Comment demeurer dans cette nature ? Quelles sont les causes de nos comportements, de nos tempéraments et de nos projections ? Quel est donc le programme qui nous a créés tels que nous sommes ? Comment modifier le code source, poser des patches et changer notre façon d’être, nos pensées et projections ? Et comment sortir de tout ça ultimement ? C’était ma croyance, ma quête, c’est devenu ma réalité. J’ai orienté mon travail vers l’introspection et j’ai changé en moi ce qui me heurtait dans le monde et chez les autres. A n’en plus douter, nous créons notre monde avec nos pensées.

EXPRIMER NOTRE REALITE

Sortir des carcans 

J’ai travaillé 20 ans en entreprise où j’accompagnais au changement les équipes (en savoir + : Linkedin). Le spectre d’intervention s’est vite trouvé restreint et j’ai changé de vie. J’ai appris différents outils thérapeutiques dont j’ai perçu des limites par rapport à ce que je pensais possible. Je me suis alors imergée dans les enseignements et pratiques bouddhistes (écoles Nyingma et Kagyu), entre autre les aspects psychologie, philosophie et méditation que je ne trouvais pas ailleurs. J’ai trouvé des moyens de transformation éprouvés et vérifiables, en phase avec ma réalité intérieure et mon mode de compréhension. J’ai acquis les mots, le discernement, les moyens et la clarté pour comprendre et exprimer ma réalité. On me donnait les outils pour libérer ce dont je ne voulais plus. J’ai retrouvé mon inspiration, ma source et la sagesse. J’avais 36 ans.

VOIR LES TRAMES KARMIQUES A L’OEUVRE

Poser des patchs dans le programme 

Dans cette clarté, j’ai réalisé que je captais les tendances karmiques et kleshas à l’oeuvre. Je les entends dans les paroles, les vois dans les gestes, le sais dans les comportements, les capte dans les projections. Nous sommes tous sous le joug de tendances, chacun dans son spectre. Je vois des trames émerger et les liens de causes et conséquences entre les comportements et les trames. Ma vie avec mon époux, Lama, docteur en philosophie bouddhiste, a amené une révélation. Il ne projète ni colère, ni critique, ni pensée négative ou jugeante… Je n’avais jamais ressenti  ça avec personne. Cela a affiné ma compréhension des kleshas, des conditionnements subtils. Ce mode de fonctionnement participe grandement à ma double culture (voir Ma double culture, ça change quoi ?). J’ai appris à dissocier mes tendances de celles des autres et à m’en libérer en introspection. J’ai appris à libérer le plan karmique à la source : les intentions. Ma pratique et mon enseignement sont basés sur la roue du Samsara qui reprend les kleshas, le karma et le processus répétitif de mise en oeuvre dans nos comportements notamment. Tout est là, quels que soient notre culture, nos croyances, nos vies présentes et passées, ici ou ailleurs. Ce processus s’applique à tous.

DEVENIR CE QUE NOUS VOULONS ETRE

Les possibles sont illimités 

J’ai enfin une vue de l’illimité qui m’a poussée à explorer d’autres réalités, d’autres cultures. différents plans de conscience, avec sensibilité et raison. J’ai affiné cette vue avec des pratiques méditatives du Vajrayana, des études de soutras et tantras (enseignements du Bouddha et commentaires) et plusieurs pèlerinages en Inde et au Bhoutan où il est ordinaire de parler karma, vies dans différents mondes ou pays avec des expériences très variées sous différentes formes. Tout est possible ! Je le savais ! Dans cette vie, j’ai une double influence. Des mémoires de femmes, de Dakinis en Himalaya, et de différentes formes de sagesses m’ont menée au bouddhisme puis à la transmission et la libération karmique (lire Double culture, ça change quoi ?). D’autres mémoires en France me guident vers la raison et la logique. C’est ma double culture. Elle m’a permis d’entrevoir notre manque de discernement du fait de nos croyances, traditions, limites et de notre tendance à rester à la surface des choses et de nous-mêmes. Voir cela, c’est retrouver la liberté de devenir ce que nous voulons être et ne plus être ce que nous sommes déjà. Nous pouvons influencer le programme par un travail intérieur accessible à qui veut cheminer sur cette voie, exigeante mais libératrice.

Christelle Hauteville-Chadorla

 

 

Ma double culture, française et bhoutanaise

2022-06-13T18:54:18+01:00Tous les articles|

Je suis française de naissance et d’éducation. Je suis bhoutanaise d’aspiration et de coeur. Je suis bouddhiste d’extraction et de constitution.
Ce qui m’inspire le plus, c’est l’image au fond de moi qui me porte à revenir dans mes qualités chaque fois que je m’en éloigne. Je vois une femme, âgée, ridée, un mala à la main, récitant des mantras, le regard rieur, le sourire quelque peu édenté et permanent, le coeur chaleureux, le mot bienveillant, le geste altruiste et l’esprit tellement grand que tout y est contenu. Elle doit être au Bhoutan, à n’en pas douter, en tout cas elle en a tous les attributs. Cette image me porte. Parfois, quand dans ma vie j’ai des velléités de m’investir dans des affaires mondaines comme des travaux dans la maison, je revois cette femme et je cesse, je n’ai pas besoin de mieux. Quand je me prend à faire des projets pour l’avenir, je revois cette femme et j’ouvre mon esprit pour accueillir ce qui vient. Quand je me prend à être heurtée par une personne ou une situation, je revois cette femme et mon coeur s’emplit de compassion.
Cette femme n’est pas autre, c’est l’expression de ma culture bhoutanaise. Quand je la regarde avec plus d’acuité, je vois Tara, et encore au-delà Yum Chenmo, la perfection de la sagesse. Voilà ce qui m’inspire, voilà ce qui me tire. Voilà mes représentations, sans ostentation. Je les accepte maintenant que je les connais. Je ne suis pas elles, elles ne sont pas moi. Elles agissent à travers moi. Elles sont là, constamment, à orienter ma vie.
Dans cette culture bhoutanaise, c’est la sagesse bouddhiste qui m’habite particulièrement. Parce que c’est ma nature profonde, c’est ce qui m’agit, c’est l’origine de tous mes actes vertueux et c’est ce qui a été le moteur de toutes mes actions bénéfiques et de ma vision de la vie. C’est également la vue et la perspective que j’ai au plus profond de mon être.  Etre de culture bouddhiste et bhoutanaise, comme j’aime à le dire, c’est reconnaitre au fond de soi les enseignements de Bouddha et consacrer sa vie à les appliquer. Ici religion, culture, sagesse, éducation, éthique, vertu… tout cela fait partie de la même sphère : l’art de la paix.
Etre de cette culture, c’est être un homme ou une femme de l’intérieur. En tibétain, cela se dit Nangpa. C’est la certitude que tout se joue en nous. Nous vivons en introspection, quitte à nous éloigner du monde, totalement ou partiellement. Pour ma part partiellement, car j’ai toujours conduit mon chemin en parallèle en cherchant à appliquer cette sagesse dans ma vie, à tous les niveaux, aussi bien dans ma vie intérieure que dans ma vie extérieure. Je n’y arrive pas toujours, loin s’en faut, mais je m’applique et persévère.
Et nous voilà au premier mot clé de ma vie : sagesse(1). C’est la sagesse qui m’aspire et m’inspire sur cette voie. Je n’ai qu’un seul juge, la sagesse. Je n’ai qu’un seul maitre, le maitre intérieur.
Mon deuxième mot clé est : libération.
Et mon tout forme mon troisième mot clé : liberté intérieure.
Voilà ce qui m’anime. Voilà ce qui constitue la base de ma conscience, et au-delà. Voilà ce qui est à l’origine de l’assemblage nommé dans cette vie Christelle. Et bien d’autres choses, mais le reste est une autre histoire, plus rocambolesque et périlleuse, que vous pouvez lire dans d’autres posts, sur d’autres pages, sur d’autres sites.
Ceci est ma profession de foi, tout en étant ma nature profonde, tout en étant mon aspiration.
Et vous, quelle est votre profession de foi ? Qu’est-ce qui vous anime ? Qu’est-ce qui vous agit ?

Christelle Hauteville-Chadorla

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(1)  La sagesse allie éthique, conscience globalisée des autres et de soi, authenticité, connaissances profondes, discernement, raison & intuition, sens du vertueux et perspective libératrice des carcans et du conformisme. Christelle Hauteville-Chadorla
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