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Conscience primordiale, conscience individualisée / moi, kleshas, karmas

« Notre esprit vide, clair et connaissant, est encore appelé « Potentiel de conscience primordiale ». Ce potentiel de conscience primordiale est comparable à une eau pure. Si on mêle de la terre à cette eau pure, elle devient boueuse. De façon comparable, du fait de l’ignorance fondamentale, le potentiel de conscience primordiale est réduit à un « potentiel de conscience individualisée ». Cette intervention de l’ignorance constitue le « voile de l’ignorance innée » : l’esprit ne reconnait pas sa propre nature. 

De ce fait, se forme la notion de « moi » et « autre » : le voile de la dualité, qu’on appelle aussi « ignorance déterminée » ou bien encore « voile des conditionnements latents ». L’esprit ne reconnaissant pas sa propre nature comme vide, installe à la place de ce vide (NDLR plein de potentiels) un « je », le « sujet », auquel il s’identifie ; ne reconnaissant pas les manifestations (NDLR les phénomènes gravitant autour du je) comme étant sa propre clarté, il les conçoit comme « autres », comme « objets ».

Puis, entre les 2 pôles de cette dualité moi-autres apparaissent des perturbations internes (NDLR kleshas ou afflictions racines) en premier lieu l’attraction (désir) et la répulsion (colère), automatiquement accompagnées de l’aveuglement (ignorance) qui ne reconnait pas leur nature vide. A partir de ces 3 poisons de base se développent de nombreuses ramifications, 84000 au total, qui constituent les « voiles des perturbations ».

Sous leur emprise, nous accomplissons des actes négatifs nombreux et variés formant « le voile du karma ».

« Kalou Rinpoché (ancien) – Esprit, vacuité et clarté – tiré de l’anthologie des éditions Claires lumières « La Vacuité ».

Sur votre chemin…

On me dit « Je ne vous connaissais pas, cela fait longtemps que vous exercez ? » Que répondre ? Vous me connaissez quand il est temps pour vous de me connaître.
Ne pas chercher la renommée, accueillir ceux pour qui vous êtes le chemin à ce moment.
Ne pas chercher à attirer, être, accueillir, agir juste et lâcher.
Ne pas chercher à plaire, laisser être ce qui est, le reste suit.
Ne pas chercher, demeurer en sa nature qui agit d’elle-même, pour le mieux de ce qui doit être.

A bientôt, peut-être, au détour de votre chemin.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Faire circuler

Faire circuler.
Donner, sans rien attendre pour soi, mais pour l’autre, pour les autres, parce que c’est juste ainsi.
Donner, parce que l’autre a besoin d’un soutien maintenant et que nous pouvons le faire.
Donner, parce que c’est dans l’ordre des choses et que cela remet de l’énergie dans la générosité, le don et l’entraide.
Donner, et avoir de la gratitude pour celui qui accepte car il nous donne l’opportunité d’être généreux.

Faire circuler
Recevoir, parce que c’est aimer celui qui nous donne, le geste de donner, l’amour du don.
Recevoir, parce qu’à notre tour nous donnerons, quand nous le pourrons, quand ce sera notre tour.
Recevoir, parce que celui qui ne sait pas recevoir, ne sait pas donner.
Recevoir, parce c’est laisser la vie nous donner les moyens, nous relier les uns aux autres, nous entraider.

Faire circuler.
Faire circuler, parce que le mouvement est à la base de tout système sain et vertueux.
Faire circuler, parce que tout ce qui est fixé, retenu se fige et altère le mouvement suivant.
Faire circuler, parce que la vie emporte ce qui est nécessaire si nous laissons le mouvement arriver jusqu’à nous, jusqu’aux autres.
Faire circuler, parce l’amour.

Christelle Hauteville-Chadorla

De l’importance des causes

Dans notre conscience, à la base de tout, est imprégné ce qui vient de nos expériences antérieures, de nos réactions, intentions, sentiments, affects, ressentis, volontés égotiques… Quoi que nous fassions, il en reste des traces dans cette conscience profonde, source. Cette source, ou conscience base de tout, est tel un négatif, une pellicule sur laquelle toutes nos actions ont laissé leurs formes et leurs traces. C’est une mémorisation inconsciente, latente. Mais pas morte, pas inactive. Ces mémoires imprégnées n’attendent qu’un révélateur pour s’exprimer, se montrer, agir.
C’est cela les empreintes karmiques, les mémoires de toutes nos actions, stockées au sein même de notre conscience base de tout, à la source même de notre existence. Tout est inscrit, imprimé, imprégné en nous. Toutes les causes, tout le programme. Et tout ce que nous faisons, pensons, disons, ressentons… est mis en forme par cette conscience base de tout selon les empreintes et mémoires qui l’imprègnent. Rien de ce que cette conscience vit et agit n’est en dehors de ces empreintes karmiques influenceuses.
En remontant par le méditation introspective et l’hypnose à la conscience source, appelée Alayavijnana en sanskrit, nous la sortons de sa léthargie, de son endormissement et elle révèle ses empreintes, comme un négatif ou une pellicule fait émerger ce qui est sur la photo dans un bain révélateur. La décision de tourner notre conscience sur elle-même pour l’observer agit en révélateur. Est accessible le programme complet de notre constitution, les causes de nos conditions de vie, de nos émotions, de nos prédispositions, de nos obstacles…
Aristote disait « Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons les causes ». Je ne doute pas qu’il ne parlait pas de cette conscience de base et du karma qu’elle recèle. Par contre, il mettait en évidence que ne regarder que la surface, que l’expression visible et superficielle d’une chose ne nous permet pas de la connaitre. Nous n’en voyons que la couverture, pas le livre entier, pas les intentions de l’écrivain… Il en est ainsi en toute chose : en histoire, en psychologie, en spiritualité, en économie, en anthropologie, en mathématique, en connaissance de soi…
Ici, dans mes activités, mon propos est de vous amener à prendre conscience que le travail de thérapie et de croissance personnel (ou trans-personnel) relève de la sagesse et doit aller au-delà de retirer les couvertures des livres pour ne plus les voir, mais de rentrer à l’intérieur du livre pour apercevoir et conscientiser toutes les causes, les intentions, les émotions… et les libérer. Alors le vrai travail en profondeur se fait et nous pouvons parler de libération et de croissance. Mais encore faut il être prêt à faire se travail. Vous seul pouvez le décider.
Voir, savoir, laisser se transformer.

Christelle Hauteville-Chadorla

L’esprit de satisfaction – Voeux 2021

Des couleurs, de la lumière, de la bonne entente,
Souvent, la vie s’embellit d’un rien.
Les visages s’illuminent en cascade,
Je te vois, je te souris, je t’aime.
Pour cette année 2021,
Je vous souhaite les yeux ouverts pour voir ce qui vous entoure,
Je vous souhaite le sourire facile pour accueillir votre environnement,
Je vous souhaite le coeur débordant pour aimer ce que qui est déjà là.
Nous cherchons ailleurs ce dont nous pensons manquer
Alors que nous avons bien souvent des trésors cachés autour de nous.
Regarder les qualités de notre entourage au lieu de leurs défauts,
Remercier les soutiens obtenus au lieu de l’absence.
Nous pouvons toujours manquer de quelque chose,
De respect, d’aide, d’amour, d’aisance financière, de grandeur…
Mais nous manquons surtout de l’esprit de satisfaction
Savoir être satisfait est notre plus grand trésor.
En cette année 2021, je vous souhaite de vous installer dans l’esprit de satisfaction
Etre satisfait de qui vous êtes et vous ancrer dans votre vie
Etre satisfait de ce que vous faites et poursuivre vos actions en accord avec vos valeurs
Etre satisfait de ce que vous avez et partager avec votre entourage
Un fauteuil et la satisfaction de s’y asseoir confortablement
Un compagnon de vie et la satisfaction de faire son bonheur
Un animal de compagnie et la satisfaction de partager l’affection
Un repas et la satisfaction d’avoir à manger
Un toit et la satisfaction d’être à l’abri
Des amis et la satisfaction d’être soutenu
En cette année 2021, je vous partage l’esprit de satisfaction.
Belle année 2021
Christelle Hauteville-Chadorla
avec Khenpo Trinley Gyaltsen bien sûr, incarnation de la satisfaction

Impermanence et liberté

Tout est impermanent. Tout est amené à se transformer, disparaitre, mourir. Alors pourquoi, nous autres humains, cherchons-nous à maintenir, conserver, faire perdurer ce qui est par nature inconstant, mouvant, changeant. Cette fixité est la cause de nos souffrances, de nos émotions négatives, de nos combats pour maintenir une situation, de nos peurs de ne pas arriver à maintenir ce que nous pensons nécessaires à notre équilibre, notre survie, notre évolution.
Et si nous cultivions un esprit qui ne s’attache à rien : c’est une des bases de la philosophie bouddhiste, d’un art menant à la liberté intérieure. Pour cela, il faut prendre conscience de l’impermanence des choses, du fait que rien ne demeure, que tout évolue. Et pas uniquement dans une compréhension théorique et mentale, mais en nous posant chaque instant sur l’éphémère de notre situation, de nos émotions, de nos possessions. Et si nous pouvions être plus libres et heureux sans attachement à ce qui constitue notre vie et notre environnement. C’est de la fixité et de l’attachement aux choses éphémères que naît la souffrance. Alors, il est temps pour nous d’envisager que notre plus grande chance dans la vie est que rien ne dure, car alors nous pouvons instiller tous les changements.
Si nous réalisons l’impermanence, nous n’avons plus peur du changement. Méditer sur l’impermanence est la base de la paix et du fait d’être serein quoi qu’il nous arrive. Nous ne nous attachons plus à ce qui est là, cela nous évite bien des batailles et peurs. Nous ne nous lamentons plus non plus de ce qui n’est pas là. Nous demeurons dans le moment présent tel qu’il est.
Toutefois l’impermanence ne doit pas nous empêcher de nous construire une vie meilleure, mais sans fixité, sans colère, sans peur de perdre ou de ne pas avoir, de ne pas réussir.
Nous agissons au plus juste. Et chaque action juste aura des conséquences, aujourd’hui ou plus tard. Et ainsi nous changeons notre vie. Sans combat.
Réaliser l’impermanence, c’est être sur le fil de la quiétude agissante. Pour trouver l’harmonie et notre confort dans toute situation. Pour trouver la croissance et nous déployer sans limite.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Tout peut arriver… même le meilleur

Les incertitudes sont les tremplins de demain. Il y a beaucoup de possibles à inventer.
Nous ne dominerons jamais la vie. Nous avons tous des phases, comme aujourd’hui, où surfer est la meilleure attitude à adopter. Un surfeur ne maitrise pas la vague, il s’harmonise avec elle pour se laisser porter vers les plus hauts sommets. Quels sommets ? Comment savoir si la vague va poursuivre son chemin vers le haut ou retomber comme un soufflet ? L’important n’est pas de savoir avant. L’important est d’accueillir, pour trouver l’harmonie avec ce qui est. Nous nous plaçons de telle façon que, malgré l’effort, nous finissons par trouver notre confort pour nous maintenir le temps nécessaire et initier le mouvement suivant.
Tout peut arriver.
Même le meilleur.
Cela dépendra du mouvement suivant que nous allons initier.
Oui, tout peut arriver, même le meilleur.
Personne n’est à l’abri de circonstances favorables.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Cesser de porter, de tenir

Depuis quelques jours, je parle de cette période actuelle de ma vie au passé, comme si je savais déjà au fond de moi qu’une nouvelle ère est annoncée.
Cette nuit, en rêve, j’ai vu mon corps couvert de fleurs, sans vie, emporté paisiblement par un fleuve. Une partie de moi est morte, a cessé de tenir.
Et pourtant je continue mes activités, professionnelles et personnelles, comme avant. Tout est comme avant. La vie n’a pas disparu. Par contre, une certaine idée de moi s’est dissoute. Une certaine idée de ce que je dois faire, suis sensée faire, souhaite faire.
Dans cette petite mort, tout devient léger, simple, naturel, coulant de source, pour peu que je ne cherche pas à prévoir déjà ce que sera l’après.
Et je fais le lien avec une libération karmique faite en décembre dernier où je me voyais tel un toit rouge de monastère qui ne pouvait rompre, qui ne pouvait céder, qui devait tenir pour continuer à protéger. Car que serait un toit qui ne protège pas ? N’est-ce pas le propre du toit de protéger ? L’idée de toit est indissociable de la protection. Dans cette libération, j’ai accepté de cesser de tenir, de cesser de porter. Le toit s’est craquelé, puis effondré. Le marasme que le toit retenait jusque là, et qui était si lourd à porter, s’est déversé. Je me suis rappelé alors d’une phrase qui s’élevait régulièrement en moi « Je suis fatiguée de tout porter toute seule ». Voilà, je me libérais de cette tendance à tout porter, toute seule. L’idée de protéger n’a pas pour autant disparu, elle a juste cessé de se mettre la pression. Protéger ce qui peut l’être, ce qui veut l’être, ce qui demande à l’être. Et faire juste ce qui est possible, dans la situation. Toujours être là, vigilante, ouverte, bien intentionnée, mais sans pression, sans obligation de réussite, sans peur de l’échec. Sans intention pour celui qui protège et dans la compréhension qu’il n’y a personne qui protège, juste un mouvement de compassion et d’amour qui prend soin de la situation et de l’harmonie de toutes ses composantes.
Au sortir de cette libération karmique, je m’étais interrogée sur les conséquences de ce lâcher-prise. Et si je ne tiens plus, si je ne porte plus à bout de bras mes activités, ma vie, mon époux… comment seront-ils protégés alors des difficultés de la vie, des intempéries, du soleil trop chaud, des émotions trop fortes… ? Le « Je » se cache aussi dans les intentions les plus nobles et les pervertit.
Ils sont désormais protégés par une plus grande douceur, un amour plus libre et plus joyeux, un amour moins contraint, une compassion plus ouverte, une présence plus légère.
« Je » se meurs, les injonctions du « je » avec lui et désormais il y a plus de place pour l’amour, la joie, la quiétude, la compassion, l’acceptation.
Je vous souhaite, je nous souhaite à tous, moins de Je pour plus d’amour et de compassion.


Christelle Hauteville-Chadorla
P
hilosophe – Formatrice & thérapeute

PS : photo prise à Bhuddha Point, Tirmphu, lors d’une transmission de Djé Khenpo Rinpoché, Chef spirituel au Bhoutan.

Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur.

Chaque jour, assise, les yeux fermés ou mi clos, j’observe le monde et l’au-delà des apparences.
Je vois les beautés de la création, les paysages, les couleurs, les formes, les mouvements.
Je vois les enfants, les femmes et les hommes, les animaux, les énergies, les intentions.
Je ressens l’amour, les connexions, les liens, la compassion.
Je visualise les possibles, l’interdépendance, les conséquences de nos actes et de nos pensées, ce que nous créons d’instant en d’instant.
Et je reviens ici, à l’échelle de notre monde, je nous vois pris dans tout cela, certains pensant être créateurs de leurs vies, d’autres subissant, d’autres encore en recherche de sens.
Je nous vois bien petits ici bas, et pourtant si grands, si potentiellement puissants.
Je nous vois frétiller comme des poissons pris dans un filet et cherchant à s’en libérer, à trouver un passage entre les mailles, sans réelle conscience de cette lutte, juste parce qu’il n’y a rien à faire d’autre que continuer à avancer, à être.
Je nous vois nous perfectionner, nous éduquer, nous comparer, nous féliciter, nous juger, nous enorgueillir, nous défiler, nous soutenir, nous renfermer, nous connecter, nous couper.
Je nous voir réfléchir, donner du sens, nous recentrer sur nous et nous donner la priorité parce que nous ne savons pas faire autrement que sauver notre peau et trouver notre bien-être dans le filet.
Alors qu’il suffit de rester là, assis, pour voir tout cela.
Il suffit de demeurer là, pour voir le filet et cesser de nous débattre.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour retrouver notre puissance créatrice et reconnecter notre bienveillance.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour retrouver le sens de tout et des autres.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour que le filet se dissolve.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Oser vivre plus grand notre propre humilité

Pourquoi nous contenter d’une seule vie, que nous reproduirions à l’identique chaque matin ? Oui, et si nous osions vivre une nouvelle vie chaque matin, remettre en question nos acquis, nos limites, nos repères, nos bases pour faire l’expérience de l’inconnu, de la nouveauté, du différent.
Il est un proverbe Peul qui dit « Certaines vérités nous paraissent invraisemblables, tout simplement parce que notre connaissance ne les atteint pas ».
Combien de fois avez-vous dit ou avez-vous entendu dire « c’est pas possible », « ça n’existe pas », « c’est dingue », « j’y crois pas »… alors qu’une personne parle tout simplement de sa vérité, de ce dont elle fait l’expérience. Pourquoi les vérités ou réalités des autres sont-elles si difficiles à admettre, à accueillir, à entendre parfois ? Pourquoi critiquons-nous la réalité des autres ? Pourquoi est-ce tout simplement difficile de changer de vérités, de passer d’une réalité à l’autre, en somme de voyager au travers de plusieurs réalités, en les connaissant pour ce qu’elles sont, sans les opposer, mais au contraire en les ajoutant. Agrandir notre monde, rendre accessible plus de possibilités, ouvrir de nouvelles voies, oser faire l’expérience de la nouveauté, ne plus avoir peur d’entrer dans un nouveau mode de fonctionnement. Oser être en apprentissage permanent de la vie, des différentes vies que nous traversons.
Et si nous acceptions tout simplement de ne pas tout savoir ? Accepter que même en étant érudit, expert sur un domaine, nous ne savons rien de tout le reste. Et tout ce que nous ne savons pas, dont nous n’avons pas encore fait l’expérience, est bien plus vaste que le champ restreint de nos connaissances et expériences. En somme, et si nous redécouvrions l’humilité et le sentiment de notre insignifiance pour reconnaitre l’importance de tout ce qui est au-delà de nous. Alors la joie regagnerait nos vies, car l’émerveillement serait constant.

Christelle Hauteville-Chadorla

 

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