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L’art du vivant

L’art de cultiver.
Si rien n’est semé, il est vain d’attendre une récolte.
Si tout est semé, il est vain de s’impatienter.
Selon l’instant, semer, entretenir et récolter.

L’art d’entreprendre.
Si rien n’est jamais perdu, il est vain de s’inquiéter.
Si tout est déjà perdu, il est vain de s’inquiéter.
Fermer les yeux, respirer et inventer.

L’art de vivre.
Si rien n’est sensations excellentes, il est vain de retenir.
Si tout est sensations excellentes, il est vain de retenir.
Toutes les saveurs émanent de nous.

L’art d’exister.
Si rien n’existe réellement, il est vain de nous y attacher.
Si tout existe autour de nous, il est vain de l’ignorer.
Tout accueillir, tout partager, tout transformer.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Sculpter notre devenir

Nous construisons d’instant en instant ce que nous serons demain.

Ce que je pense, je le deviens.

Ce que je dis, ce que je fais, construit inlassablement le monde dans lequel je vis, les situations et l’environnement dans lequel j’évolue, l’être que je suis.

Je peux sculpter, avec chaque pensée, chaque parole, chaque action un bienheureux.

Je peux sculpter avec d’autres pensées, d’autres paroles, d’autres actions un malheureux.

 

Christelle Hauteville-Chadorla
Formatrice & Thérapeute – Philosophe – Accompagnatrice du changement
www.harmoniecroissance.com

Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur.

Chaque jour, assise, les yeux fermés ou mi clos, j’observe le monde et l’au-delà des apparences.
Je vois les beautés de la création, les paysages, les couleurs, les formes, les mouvements.
Je vois les enfants, les femmes et les hommes, les animaux, les énergies, les intentions.
Je ressens l’amour, les connexions, les liens, la compassion.
Je visualise les possibles, l’interdépendance, les conséquences de nos actes et de nos pensées, ce que nous créons d’instant en d’instant.
Et je reviens ici, à l’échelle de notre monde, je nous vois pris dans tout cela, certains pensant être créateurs de leurs vies, d’autres subissant, d’autres encore en recherche de sens.
Je nous vois bien petits ici bas, et pourtant si grands, si potentiellement puissants.
Je nous vois frétiller comme des poissons pris dans un filet et cherchant à s’en libérer, à trouver un passage entre les mailles, sans réelle conscience de cette lutte, juste parce qu’il n’y a rien à faire d’autre que continuer à avancer, à être.
Je nous vois nous perfectionner, nous éduquer, nous comparer, nous féliciter, nous juger, nous enorgueillir, nous défiler, nous soutenir, nous renfermer, nous connecter, nous couper.
Je nous voir réfléchir, donner du sens, nous recentrer sur nous et nous donner la priorité parce que nous ne savons pas faire autrement que sauver notre peau et trouver notre bien-être dans le filet.
Alors qu’il suffit de rester là, assis, pour voir tout cela.
Il suffit de demeurer là, pour voir le filet et cesser de nous débattre.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour retrouver notre puissance créatrice et reconnecter notre bienveillance.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour retrouver le sens de tout et des autres.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour que le filet se dissolve.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Demeurer et accueillir

Et bien voilà, ma dernière journée de célibataire. Je suis tranquille à écouter le silence de ma maison, la pluie tomber sur les toitures, à profiter de ce cadeau de la vie : une pause, un temps pour se retrouver et pouvoir entrer dans sa nature profonde.

En sachant que Khenpola allait partir pour 3 mois, beaucoup de personnes m’ont dit « Mais qu’est-ce que tu vas faire ? » « Tu vas t’ennuyer toute seule ». Et encore maintenant que Khenpola rentre, des gens me disent « tu ne t’es pas ennuyée ? » « Est-ce que tu es partie ? »

L’enseignement le plus simple et le plus profond de la méditation Chiné (du calme mental, base de l’enseignement du Bouddha) est de DEMEURER. Où que tu sois, quoi qu’il se passe, demeure, laisse passer les pensées, reste concentré sur ton objet de méditation. Mon objet de méditation cet été a été simple : demeure, observe ce qui s’élève en toi quand tu manges, quand tu es en activité, quand tu es au repos, quand tu es seule, quand tu es en enseignement, quand tu es en séance thérapeutique, quand tu fais les courses… Comment aurai-je pu m’ennuyer ? Il se passe toujours quelque chose. Nous nous ennuyons quand nous refusons ce qui est là, et que le vide s’installe. Mais il se passe toujours quelque chose. L’idée n’est pas qu’il ne se passe rien, dans une béatitude isolée et enfermée sur elle-même pour maintenir un état de bien-être illusoire et temporaire. Tout comme il est vain de combattre nos émotions, nos pensées, pour les faire taire, les cacher, les masquer. Non, l’idée est d’accueillir et demeurer avec. Quoi qu’il se passe dans notre vie, extérieure ou intérieure, accueillir, poser la conscience à l’intérieur et demeurer. Voici ma petite phrase fétiche que mes élèves connaissent bien « En déposant la conscience à l’intérieur, la conscience dépose le médicament ».

Dans le fait de demeurer, il y a tout : accepter, ressentir, connaitre, lâcher-prise… Il y a aussi la présence, la confiance, la force. Et encore la joie, la relation, l’interdépendance.

Khenpola rentre demain. Et c’est très bien. J’accueille les moments de solitude et les sublime. J’accueille les moments de partage, d’amour, de co-construction, de compromis, de projet. Et c’est très bien ainsi.

Waouh, un énorme tonnerre vient de gronder juste au dessus de la maison à l’instant, comme si j’étais en conversation avec lui et qu’il était d’accord, un gros D’ACCORD.

Nous cherchons tellement à vivre autre chose, au lieu de sublimer ce que nous vivons maintenant. Rien n’est parfait, dans le sens où nous pouvons toujours trouver des causes d’insatisfactions. Mais où portons-nous notre regard ?

ACCUEILLIR et SUBLIMER. Sublimer notre quotidien. Faire de l’ennui une méditation. Faire d’une soirée entre amie un moment de partage et d’amour. Faire de notre travail un lieu d’expériences et d’apprentissages.

Beau week-end à tous.

Affronter et transformer nos peurs

Fondamentalement, de quoi avons-nous peur ? De souffrir.

La peur relève de l’anticipation d’une souffrance. Nous voudrions ne pas souffrir, et anticipons ne pouvoir l’éviter. Quel que soit le type de souffrance que nous souhaitons éviter, la crainte qu’elle ne se produise relève toujours du même processus : nous protéger.

Mais protéger quoi exactement ? L’idée de Soi, notre statut social, notre situation financière, notre réussite professionnelle, notre réussite aux examens, notre appartenance à un groupe, notre renommée, notre liberté, notre intégrité physique, notre couple… et tellement encore. Tout ce sur quoi nous nous posons pour nous rassurer, pour exister, pour perdurer de la bonne manière, selon nos croyances, notre culture et nos tendances résiduelles inconscientes à la base de notre personnalité. Nous pensons avoir besoin de toutes ces choses et, plus encore, de biens matériels pour ne pas souffrir. Mais elles ne font pas partir la peur. Au contraire, notre attachement à ces choses et à ces états, ainsi que notre désir de plus, de mieux, de garder, de nous séparer… ne font qu’augmenter les sources de nos peurs.

Pour nous libérer de ces peurs, il nous faut :
1- reconnaitre la souffrance,
2- comprendre clairement les causes de cette souffrance.
Cette compréhension relève de la prise de conscience, du développement de notre sagesse. Pour cela, il nous faut observer la souffrance et ses causes, par l’introspection, avec les outils adaptés (méditation et hypnose ici). Les prises de conscience effectuées dissolvent et éliminent les peurs.

Christelle Hauteville-Chadorla

Un reflet sans essence

La tête chante avec les étoiles
Le soleil réchauffe les visages et les sangs
Le vent, dans notre esprit, dissipe nos voiles
Et l’espace nous agrandit en dedans.

Ouvrir la membrane qui nous sépare
Laisser la lumière se répandre et nous dissoudre
Côtoyer le divin, ne faire qu’un avec le tout
En n’étant rien et tout à la fois.

Se concentrer sur un point et savoir
Laisser la sagesse agir et laisser faire
Ne pas s’imager un Soi, et voir
Que tout n’est que phénomènes temporaires.

Dans ce temporaire ne rien figer
Lâcher prise et se laisser porter
Ne rien vouloir pour un Soi
Souhaiter le meilleur pour l’ensemble.

Laisser le phénomène prendre fin
Ne pas chercher à perdurer
Suivre le mouvement et se dissoudre enfin
Revenir à l’espace et demeurer.

Simplement être la joie, être l’amour
Etre la simplicité, être le jour
Etre une infinité de possibles, être le soir
Etre la compassion, être le miroir.

Et refléter la lumière ou choisir l‘obscurité
Refléter l’amour ou s’enfoncer dans la souffrance
Refléter le tout ou découper en quartiers
Refléter la vacuité ou nous consolider via les sciences.

N’être initialement qu’un reflet sans essence
N’être finalement qu’un mouvement parmi d’autres
S’harmoniser dans le flux des mouvements incessants
Et demeurer vide d’attente et d’essence.

 

Christelle Hauteville-Chadorla
Philosophe – Formatrice & Thérapeute
www.harmoniecroissance.com

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