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Sagesse et liberté

Un jour on m’a dit « Merci d’avoir créé cette école pour apprendre et développer la sagesse qui est en nous. Je vis à 500km, et je viens parce que quelque chose en moi me pousse. C’est ici, c’est maintenant.» Quand on écoute notre sagesse intérieure, elle sait.

La sagesse n’est autre que la sortie de nos illusions. Il s’agit d’utiliser les connaissances pour nous libérer de nos conditionnements. L’apprenti sage développe 3 talents : 

  • NOUS POSER, ARRETER DE NOUS DISPERSER et pour cela méditer. Pour un apprenti sage, méditer consiste à calmer son esprit, puis dans un second temps à laisser la clarté et le savoir non conceptuel s’élever.
  • NOUS PROTEGER NOUS-MEME, à la fois nous protéger de nous-même et nous protéger de l’extérieur en faisant appel à notre propre SAGESSE DE LA REFLEXION, notre capacité d’analyse pour regarder avec conscience les qualités et défauts de chaque chose.
  • ETRE NOTRE PROPRE MAITRE. Ce troisième talent est le résultat de l’entrainement des deux premiers. Nous devenons notre propre maître en étant maître de nous-même, ne cédant plus aux impulsions, aux sensations, aux pensées limitantes ou récurrentes. Cette maîtrise ne contrôle pas, elle est force tranquille, vigilance bienveillante de chaque instant, présence authentique sans intention personnelle.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Au coeur de nos conditionnements

En occident, nous sommes attachés aux émotions, nous nous y identifions tout comme nous donnons des qualités à l’autre sur la base de ces émotions.
Je suis colérique, il est jaloux, j’aime sortir et m’amuser entouré d’amis, elle est dans la compétition et veut gagner, ils sont orgueilleux / imbus d’eux-mêmes, ils voient le monde à travers leur prisme sans s’intéresser aux prismes des autres, nous sommes insatisfaits, nous avons une compréhension limitée des choses, notre spectre cognitif est conditionné, il croit toujours en la malveillance des autres…
Toutes ces façons d’être, ces comportements, ces traits de caractère tels qu’on les envisage en occident, sont dans la compréhension bouddhiste des kleshas, des émotions perturbatrices / afflictions racines à l’origine des perceptions erronées, des croyances limitantes de toutes natures, des restrictions cognitives, des filtres mentaux et émotionnels. Ce sont eux qui nous poussent dans nos actions, qui leur donnent leurs formes, qui les déterminent. Nous en sommes parfois conscients, mais le plus souvent totalement inconscients. Ils nous emportent et nous nous disons « je suis comme ça », « il est comme ça ». C’est de cette supposée fatalité que nous nous extrayons avec les pratiques de méditation introspective pour voir, d’acquisition de sagesse pour savoir et de lâcher-prise pour transformer. Nous ne sommes condamnés à rien, si ce ne sont les croyances dans lesquelles nous acceptons inconsciemment de nous limiter, de nous enfermer.
En allant encore plus loin, ces kleshas sont les causes de nos karmas, tout en étant les conséquences. Sans eux, nos actions seraient justes, sans intentions égotiques, sans illusions, sans attachements, sans filtres. Sans eux, c’est la liberté intérieure.
J’ai construit ma pratique professionnelle sur cette base et dans cette optique : les kleshas et les karmas sont des conditionnements de notre esprit dont nous pouvons nous libérer.
Christelle Hauteville-Chadorla

Uniquement nos choix

Il y a en nous une part de lumière, une part de noirceur, une part de calme, une part d’agitation, une part de sagesse, une part de stupidité…  Nous pouvons laisser notre esprit s’orienter d’un côté ou de l’autre, en espérant qu’il fera le meilleur choix, donnant ainsi la main au hasard. Ou nous pouvons utiliser la sagesse, la lumière et le calme observer la stupidité, l’agitation et la noirceur.
Ce qui dépend de nous et sème ce que nous deviendrons, ce sont nos choix.
Laisser la stupidité guider nos actes ou faire appel à la sagesse pour poser des actes responsables et bienveillants.
Laisser la noirceur nous envahir, nous éteindre et nous plonger dans des souffrances plus ou moins conscientes, ou laisser la lumière reprendre la place pour éclairer nos voies intérieures et nous guider vers la satisfaction, la joie, le contentement du moment présent.
Nous laisser aller à l’agitation en courant après moult sensations et désirs ou investir la base calme sous-jacente, ce mouvement de fond intense et paisible, fort et doux pour apprécier nos vies, ce qui est là et ce qui advient, pour entrainer notre esprit à voir, comprendre, aimer, apprécier, donner.
Nos choix nous définissent.
Nos choix nous dessinent.
Peu importe combien de temps nous avons subi, pas vu, pas compris, agit stupidement, rien fait… Ce qui compte, ce sont les choix que nous pouvons faire maintenant.
Ni hier, ni demain.
Maintenant, je choisis la tranquillité.
Maintenant, je choisis la clarté.
Maintenant, je choisis la sagesse.
Uniquement nos choix.
Quels seront vos prochains choix ?

Christelle Hauteville-Chadorla

Une femme libre

Une femme libre ose le pouvoir, pour inclure et élever.
Une femme libre ose la soumission, pour veiller et apaiser.

Etre une femme libre, c’est choisir avec conscience.
Etre une femme libre, c’est décider sans compromission.
Etre une femme libre, c’est rayonner sa présence avec naturel.
Etre une femme libre, c’est oser sans rien avoir à prouver.
Etre une femme libre, c’est porter le temps nécessaire puis laisser être.
Etre une femme libre, c’est allier le féminin et le masculin.
Etre une femme libre, c’est refuser avec compassion.
Etre une femme libre, c’est être égal avec foi.
Etre une femme libre, c’est être soi, sans chercher à être ni une femme ni un homme.
Etre une femme libre, c’est être femme sans le savoir, sans le vouloir.
Etre une femme libre, c’est être, sans chercher à l’être.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Lire aussi autour du même thème : Etre libre de nous-même

 

Liberté intérieure, management et mieux vivre ensemble (avec les outils préconisés).

En quoi la liberté intérieure* est-elle essentielle en management et pour le mieux vivre ensemble ?

Le management bienveillant, le respect de l’intégrité et de l’unicité de l’autre ne peut advenir que d’une personne consciente de ses réactions, de ses besoins, de ses désirs, de ses croyances, de ses pulsions… et faisant le choix de les revoir pour prioriser les besoins de ses collaborateurs et de l’entreprise. Sans s’oublier, car alors il n’y aurait pas de conscience, mais de l’aveuglement, de la soumission ou du sacrifice. Un système ne peut être harmonieux que si l’ensemble de ses parties sont équanimes. Chacune à sa place, en exerçant son rôle. Car chaque partie est essentielle au tout.

Concrètement, cela passe par :

  • une meilleure connaissance des mécanismes sensations / émotions / perceptions / actions pour que nous prenions conscience de ce jeu permanent, de ce monde intérieur qui nous agit.
    Moyens : enseignements, conférences, formations sur mesure.
  • la méditation et notamment les méditations du calme mental et introspective.
    Moyens : formations collectives ou individuelles + cours (hebdomadaires).
  • des mises en perspective pour prendre conscience de certaines tendances, mieux comprendre les besoins de nos collègues…. et développer de nouvelles façons d’être respectueuses de notre mode de fonctionnement et des besoins d’autrui.
    Moyens : coaching individuel, jeu de rôles sur volontariat, ateliers Mieux-être et Mieux-vive ensemble.
  • des changements intérieurs, survenant tout au long du processus d’accompagnement, suite à des prises de conscience, des choix individuels et personnels.
    Moyens : Coaching individuel avec un travail de mise en cohérence intérieure / extérieure.

Une telle approche nécessite :

  • non jugement,
  • bienveillance, 
  • écoute profonde,
  • confidentialité,
  • volontariat (sur une partie de l’accompagnement)
  • compréhension profonde de l’accompagnant
  • et aussi donner du temps au temps, vivre le moment présent et ne pas vouloir aller plus vite que le mouvement naturel qui se met en place et plus loin que le potentiel des personnes en présence.

Christelle Hauteville-Chadorla 

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*La liberté individuelle consiste à agir selon ses propres choix, en respectant, ou pas, la liberté d’autrui. La liberté intérieure, elle, s’est extraite du dictat de lois intérieures obscures et inconscientes à la base de nos émotions, perceptions et actions. Nous choisisons en qualité d’être humain responsable de mettre en lumière notre mode de fonctionnement intérieur et décidons de développer de nouveaux comportements pour nous extraire de nos schémas répétitifs enfermants et créer des façons d’agir plus conscientes.
Bref résumé de l’article dédié à ces notions (Lire l’article).

Liberté, Liberté individuelle, Liberté intérieure

« La liberté, c’est le droit de faire ce que les lois permettent » disait Montesquieu.
Dans une société de droit, cela se traduit par ne pas être enfermés, opprimés ou privés de nos droits et, par voie de conséquences, avoir les moyens et la jouissance de ces droits : liberté d’expression, liberté de circulation, liberté de pensée, liberté de réunion, liberté de manifestation…

Selon l’adage, « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Au sein d’un collectif règlementé, l’individu fait l’expérience de la liberté individuelle, en interdépendance avec la liberté individuelle des autres.
La liberté individuelle, selon la perception certainement la plus répandue en occident, est la possibilité de vivre et de choisir selon notre bon vouloir, selon nos aspirations. « Je fais ce que je veux ».  Mais « ce que je veux » dépend de plusieurs facteurs.
La première limite à notre liberté individuelle est le respect de la liberté d’autrui que chacun doit observer pour que l’harmonie du collectif ne soit pas en danger. Chaque pays établit des frontières / limites différentes, liées essentiellement à son histoire et sa culture. Et chaque être humain responsable est libre de les respecter ou non. L’expression de la liberté individuelle advient donc dans le respect de la loi ou hors la loi.
Mais ce qui m’intéresse principalement ici, c’est la deuxième limite à notre liberté individuelle, car c’est sur elle que nous avons les moyens d’agir en tant qu’être humain responsable et conscient : notre mode de fonctionnement intérieur.  Nous parlons alors de liberté intérieure.

La liberté intérieure ne dépend pas de lois extérieures, mais de lois intérieures que notre cerveau (approche scientifique), notre psyché (approche psychologique) et plus généralement notre esprit*  a intégré, édicté, accepté… Autrement dit, nous sommes, avant toute prise de conscience, soumis à nos émotions perturbatrices, nos croyances, notre culture, nos pensées errantes, nos impulsions… « Je » est à la fois le jouet et l’instigateur d’un jeu répétitif et enfermant : nous reproduisons encore et encore les mêmes rôles, les mêmes dialogues, les mêmes ressentis.
Certains dirons «C’est moi, je suis ainsi.» En ajoutant souvent qu’il est impossible de se changer. Dans cette perspective, il n’y a pas de liberté intérieure.
D’autres dirons « C’est ce qui m’agit, et je vais investiguer mon monde intérieur pour en devenir conscient et reprendre le lead.» On appelle cela se connaitre, devenir conscient ou encore responsable. Et dans cette prise de conscience de ce qui nous agit, il y a le choix : de suivre l’émotion, la pulsion, l’idée… ou de la confronter, de l’analyser, de la laisser partir, pour lâcher prise de nos tendances non bénéfiques. 

La liberté s’accompagne toujours du choix. Quand nous avons le choix de nos réactions et de nos décisions, nous pouvons influencer** à la fois notre devenir et celui de notre environnement. C’est le fait de l’interdépendance. Nous vivons interdépendants les uns des autres.

Christelle Hauteville-Chadorla 

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* Esprit : l’esprit est le réceptacle et l’animateur de toutes nos sensations (les 5 sens de la vue, l’ouie, l’odorat, le toucher, le goût + le sens mental / nos idées ), de nos émotions, de nos perceptions (comment nous nous représentons les choses) et de la conscience avec l’idée de soi notamment. (Version simplifiée suffisante ici)
** Influencer ne veut pas dire contrôler. 

A Lire : « A nous la liberté » – Mathieu Ricard, Alexandre Jollien et Christophe André.

Liberté intérieure, en quelques mots…

La liberté intérieure est une présence de chaque instant nous invitant au-delà de nos sens, de nos perceptions, de  nos pensées… pour réaliser notre nature fondamentale semblable à un océan de paix et de sagesse.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

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