apprentis sages

Accueil/"%s" apprentis sages

Sagesse et liberté

Un jour on m’a dit « Merci d’avoir créé cette école pour apprendre et développer la sagesse qui est en nous. Je vis à 500km, et je viens parce que quelque chose en moi me pousse. C’est ici, c’est maintenant.» Quand on écoute notre sagesse intérieure, elle sait.

La sagesse n’est autre que la sortie de nos illusions. Il s’agit d’utiliser les connaissances pour nous libérer de nos conditionnements. L’apprenti sage développe 3 talents : 

  • NOUS POSER, ARRETER DE NOUS DISPERSER et pour cela méditer. Pour un apprenti sage, méditer consiste à calmer son esprit, puis dans un second temps à laisser la clarté et le savoir non conceptuel s’élever.
  • NOUS PROTEGER NOUS-MEME, à la fois nous protéger de nous-même et nous protéger de l’extérieur en faisant appel à notre propre SAGESSE DE LA REFLEXION, notre capacité d’analyse pour regarder avec conscience les qualités et défauts de chaque chose.
  • ETRE NOTRE PROPRE MAITRE. Ce troisième talent est le résultat de l’entrainement des deux premiers. Nous devenons notre propre maître en étant maître de nous-même, ne cédant plus aux impulsions, aux sensations, aux pensées limitantes ou récurrentes. Cette maîtrise ne contrôle pas, elle est force tranquille, vigilance bienveillante de chaque instant, présence authentique sans intention personnelle.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Personne n’est disqualifié d’office

Un jour, on m’a dit « Tu n’aurais pas du écrire dans ton livre que tu avais commencé ta scolarité par un BEP. » Voilà, c’est dit ! La sagesse est réservée à une élite. Même si ensuite j’ai obtenu un Bac+5, mes débuts scolaires m’ont discriminée. C’est dans notre naissance et dans notre cursus scolaire que les meilleurs se révèlent ! Une belle croyance française et plus généralement humaine.

Dans cette phrase, j’ai entendu 3 voir 4 kleshas (afflictions racines de l’esprit) à l’œuvre :

  • l’ignorance : il y a beaucoup de sagesse chez les inadaptés scolaires et sociaux, une sagesse qui voit et ne comprend pas ce que les autres acceptent aveuglément. Ils excellent souvent dans leurs domaines de prédilection, car ils les auront choisis en conscience.
  • l’orgueil et la compétition : si les grandes réussites de ce monde incarnaient la sagesse, le monde serait meilleur, qu’en dites vous ? 
  • le désir et l’attachement : le désir de s’inspirer d’êtres aux vies exceptionnelles. Heureusement de tels êtres existent mais d’autres aux vies qui nous semblent plus communes peuvent aussi inspirer. 

Celui qui a fait l’expérience de la vie comme nous et qui a su se libérer de ses kleshas sera au contact même de ceux qui en souffrent. Il saura trouver des mots concrets, il saura comprendre ce que l’autre traverse et l’accompagner à chaque étape.

Tout est juste. Tout est complémentaire et interdépendant. La nature de Bouddha est en chacun de nous.

Ce qui m’a toujours motivée et poussée, c’est la conviction que la sagesse et l’esprit d’éveil sont en toute personne, quels que soient notre pays et notre famille de naissance, nos études et nos diplômes, notre travail, notre culture, notre niveau de vie ou notre niveau social. 

La sagesse et l’esprit d’éveil, c’est savoir utiliser notre bagage de départ comme tremplin vers la liberté intérieure.

Personne n’est disqualifié d’office.

Et vous, pensez-vous que votre vie vous disqualifie? Seuls vos pensées et votre manque de sagesse peuvent vous disqualifier.
Ne laissez personne vous dire ce à quoi vous pouvez aspirer. Ce que l’autre pense et dit n’est que le reflet de son esprit. Il parle de lui. Pas de vous. Continuez, persévérez sur votre chemin d’éveil, sans vous encombrer des limites des autres.

Christelle Hauteville-Chadorla 

Au coeur de nos conditionnements

En occident, nous sommes attachés aux émotions, nous nous y identifions tout comme nous donnons des qualités à l’autre sur la base de ces émotions.
Je suis colérique, il est jaloux, j’aime sortir et m’amuser entouré d’amis, elle est dans la compétition et veut gagner, ils sont orgueilleux / imbus d’eux-mêmes, ils voient le monde à travers leur prisme sans s’intéresser aux prismes des autres, nous sommes insatisfaits, nous avons une compréhension limitée des choses, notre spectre cognitif est conditionné, il croit toujours en la malveillance des autres…
Toutes ces façons d’être, ces comportements, ces traits de caractère tels qu’on les envisage en occident, sont dans la compréhension bouddhiste des kleshas, des émotions perturbatrices / afflictions racines à l’origine des perceptions erronées, des croyances limitantes de toutes natures, des restrictions cognitives, des filtres mentaux et émotionnels. Ce sont eux qui nous poussent dans nos actions, qui leur donnent leurs formes, qui les déterminent. Nous en sommes parfois conscients, mais le plus souvent totalement inconscients. Ils nous emportent et nous nous disons « je suis comme ça », « il est comme ça ». C’est de cette supposée fatalité que nous nous extrayons avec les pratiques de méditation introspective pour voir, d’acquisition de sagesse pour savoir et de lâcher-prise pour transformer. Nous ne sommes condamnés à rien, si ce ne sont les croyances dans lesquelles nous acceptons inconsciemment de nous limiter, de nous enfermer.
En allant encore plus loin, ces kleshas sont les causes de nos karmas, tout en étant les conséquences. Sans eux, nos actions seraient justes, sans intentions égotiques, sans illusions, sans attachements, sans filtres. Sans eux, c’est la liberté intérieure.
J’ai construit ma pratique professionnelle sur cette base et dans cette optique : les kleshas et les karmas sont des conditionnements de notre esprit dont nous pouvons nous libérer.
Christelle Hauteville-Chadorla

Uniquement nos choix

Il y a en nous une part de lumière, une part de noirceur, une part de calme, une part d’agitation, une part de sagesse, une part de stupidité…  Nous pouvons laisser notre esprit s’orienter d’un côté ou de l’autre, en espérant qu’il fera le meilleur choix, donnant ainsi la main au hasard. Ou nous pouvons utiliser la sagesse, la lumière et le calme observer la stupidité, l’agitation et la noirceur.
Ce qui dépend de nous et sème ce que nous deviendrons, ce sont nos choix.
Laisser la stupidité guider nos actes ou faire appel à la sagesse pour poser des actes responsables et bienveillants.
Laisser la noirceur nous envahir, nous éteindre et nous plonger dans des souffrances plus ou moins conscientes, ou laisser la lumière reprendre la place pour éclairer nos voies intérieures et nous guider vers la satisfaction, la joie, le contentement du moment présent.
Nous laisser aller à l’agitation en courant après moult sensations et désirs ou investir la base calme sous-jacente, ce mouvement de fond intense et paisible, fort et doux pour apprécier nos vies, ce qui est là et ce qui advient, pour entrainer notre esprit à voir, comprendre, aimer, apprécier, donner.
Nos choix nous définissent.
Nos choix nous dessinent.
Peu importe combien de temps nous avons subi, pas vu, pas compris, agit stupidement, rien fait… Ce qui compte, ce sont les choix que nous pouvons faire maintenant.
Ni hier, ni demain.
Maintenant, je choisis la tranquillité.
Maintenant, je choisis la clarté.
Maintenant, je choisis la sagesse.
Uniquement nos choix.
Quels seront vos prochains choix ?

Christelle Hauteville-Chadorla

Nous avons bien plus en nous que ce que nous croyons

Devenir ce que l’on veut être, incarner des qualités essentielles à nos yeux. Nous avons tous cette perspective. Et il n’est pas si facile d’être à l’image de cette perspective, quelle qu’elle soit.
Nous parlons de compassion et nous nous agaçons encore des lenteurs et faiblesses de nos proches. Nous parlons de paix et nous avons des mots durs quand l’autre ne fait pas comme nous pensons qu’il devrait. Nous parlons sagesse et nous avons du mal à comprendre les croyances différentes des nôtres. Nous parlons altruisme et nous agissons d’abord pour préserver nos acquis. Bref, nous sommes bien souvent en-deçà de ce que nous voudrions être.

Aux questions « Si vous étiez un personnage célèbre, lequel seriez-vous ? » ou « Quel personnage vous inspire le plus », nous voyons presque tous des héros ; héros de la paix comme Gandhi ou le Dalaï-lama, héros de la science comme Marie Curie ou Nicolas Tesla, héros de l’humanitaire comme Mère Thérèsa ou l’Abbé Pierre, héros pour les droits civils comme Nelson Mandela ou Rosa Park, super héros comme Superman ou Wonderwoman, héros du développement personnel comme Eckhart Tollé ou Oprah Winfrey et tant d’autres selon nos centres d’intérêts.

Mais n’est-ce pas simplement parce que cet idéal que nous pensons retrouver dans nos héros et figures d’identification n’est qu’un idéal fantasmé de soi, n’est qu’une illusion  ? Nous nous pensons, mais nous ne sommes pas. 

Nous pouvons pourtant voir les écarts entre ce que nous pensons pouvoir être dans ce monde et ce que nous pouvons concrètement faire. Nous pouvons voir l’écart entre le fantasme et la réalité. Le plus fantastique, quand nous voyons au-delà des voiles, au-delà des constructions mentales, c’est que ce qui est là n’est pas si mal du tout, même plutôt unique. Nous courrons après des chimères, des représentations allégoriques de soi, alors qu’il y a là, en soi, des trésors que nous n’exploitons pas, que nous minimisons parfois. Nous les méprisons même, faute de les connaitre pour ce qu’ils sont réellement.

Combien d’entre nous souffrent de sous-estimation de soi ? N’osent pas être ce qu’ils sont, car ils ne sont pas assez bien.

Je vais vous livrer un trésor maintenant, une sagesse profonde qui nous concerne tous. Sur-estimation et sous-estimation de soi relève de la même souffrance, de la même kleisha, l’orgueil. Comment cela est possible me demanderez-vous ? Simplement car tout est une question de représentation intérieure, entre l’idéal de soi et ce que nous pensons être réellement. Nous avons créé l’image d’un idéal inatteignable et nous nous jugeons bien en-deçà de cet idéal. Normal, c’est inatteignable ! Nous ne pouvons pas être à la hauteur de telles exigences inhumaines, et personne ne pourrait l’être. Mais qui est à l’origine à la fois de l’illusion de l’idéal et de l’illusion de l’imperfection ? L’esprit. Notre esprit.

Tout comme ces héros auxquels nous nous identifions, aucun n’est à la hauteur de l’image. Et même pour nos héros vivants, nous sommes souvent étonnés de constater combien ils peuvent être « ordinaires », avec leurs caractères parfois haut en couleurs, leurs colères célèbres, leurs doutes, leurs quotidiens comme le nôtre, et leurs recherches de simplicité qui nous paraîtrait étonnante, nous qui voyons en eux l’opposé de la simplicité : l’extra-ordinaire.

Ce n’est pas qui ils sont qui est extra-ordinaire, mais ce qui a été fait. L’action prime sur l’acteur.
Alors sortons du fantasme et orientons notre regard sur ce qui est là, dans la réalité, dans notre réalité, et partons de là. Partons de ce qui nous agit et faisons de ce package de qualités et de faiblesses, de rêves et de peurs, d’altruisme et d’égoïsme… notre tremplin pour nous lancer vers demain.

Demain commence avec ce qui est là aujourd’hui. Et vous serez étonnés de découvrir bien plus que ce que vos illusions ne vous laissaient entrevoir.

Belle journée, en contact avec ce qui est en vous, réel, disponible, qui ne demande qu’à agir.

 

Christelle Hauteville-Chadorla

Sculpter notre devenir

Nous construisons d’instant en instant ce que nous serons demain.

Ce que je pense, je le deviens.

Ce que je dis, ce que je fais, construit inlassablement le monde dans lequel je vis, les situations et l’environnement dans lequel j’évolue, l’être que je suis.

Je peux sculpter, avec chaque pensée, chaque parole, chaque action un bienheureux.

Je peux sculpter avec d’autres pensées, d’autres paroles, d’autres actions un malheureux.

 

Christelle Hauteville-Chadorla
Formatrice & Thérapeute – Philosophe – Accompagnatrice du changement
www.harmoniecroissance.com

Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur.

Chaque jour, assise, les yeux fermés ou mi clos, j’observe le monde et l’au-delà des apparences.
Je vois les beautés de la création, les paysages, les couleurs, les formes, les mouvements.
Je vois les enfants, les femmes et les hommes, les animaux, les énergies, les intentions.
Je ressens l’amour, les connexions, les liens, la compassion.
Je visualise les possibles, l’interdépendance, les conséquences de nos actes et de nos pensées, ce que nous créons d’instant en d’instant.
Et je reviens ici, à l’échelle de notre monde, je nous vois pris dans tout cela, certains pensant être créateurs de leurs vies, d’autres subissant, d’autres encore en recherche de sens.
Je nous vois bien petits ici bas, et pourtant si grands, si potentiellement puissants.
Je nous vois frétiller comme des poissons pris dans un filet et cherchant à s’en libérer, à trouver un passage entre les mailles, sans réelle conscience de cette lutte, juste parce qu’il n’y a rien à faire d’autre que continuer à avancer, à être.
Je nous vois nous perfectionner, nous éduquer, nous comparer, nous féliciter, nous juger, nous enorgueillir, nous défiler, nous soutenir, nous renfermer, nous connecter, nous couper.
Je nous voir réfléchir, donner du sens, nous recentrer sur nous et nous donner la priorité parce que nous ne savons pas faire autrement que sauver notre peau et trouver notre bien-être dans le filet.
Alors qu’il suffit de rester là, assis, pour voir tout cela.
Il suffit de demeurer là, pour voir le filet et cesser de nous débattre.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour retrouver notre puissance créatrice et reconnecter notre bienveillance.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour retrouver le sens de tout et des autres.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur, pour que le filet se dissolve.
Il suffit de demeurer là, assis à l’intérieur.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Oser vivre plus grand notre propre humilité

Pourquoi nous contenter d’une seule vie, que nous reproduirions à l’identique chaque matin ? Oui, et si nous osions vivre une nouvelle vie chaque matin, remettre en question nos acquis, nos limites, nos repères, nos bases pour faire l’expérience de l’inconnu, de la nouveauté, du différent.
Il est un proverbe Peul qui dit « Certaines vérités nous paraissent invraisemblables, tout simplement parce que notre connaissance ne les atteint pas ».
Combien de fois avez-vous dit ou avez-vous entendu dire « c’est pas possible », « ça n’existe pas », « c’est dingue », « j’y crois pas »… alors qu’une personne parle tout simplement de sa vérité, de ce dont elle fait l’expérience. Pourquoi les vérités ou réalités des autres sont-elles si difficiles à admettre, à accueillir, à entendre parfois ? Pourquoi critiquons-nous la réalité des autres ? Pourquoi est-ce tout simplement difficile de changer de vérités, de passer d’une réalité à l’autre, en somme de voyager au travers de plusieurs réalités, en les connaissant pour ce qu’elles sont, sans les opposer, mais au contraire en les ajoutant. Agrandir notre monde, rendre accessible plus de possibilités, ouvrir de nouvelles voies, oser faire l’expérience de la nouveauté, ne plus avoir peur d’entrer dans un nouveau mode de fonctionnement. Oser être en apprentissage permanent de la vie, des différentes vies que nous traversons.
Et si nous acceptions tout simplement de ne pas tout savoir ? Accepter que même en étant érudit, expert sur un domaine, nous ne savons rien de tout le reste. Et tout ce que nous ne savons pas, dont nous n’avons pas encore fait l’expérience, est bien plus vaste que le champ restreint de nos connaissances et expériences. En somme, et si nous redécouvrions l’humilité et le sentiment de notre insignifiance pour reconnaitre l’importance de tout ce qui est au-delà de nous. Alors la joie regagnerait nos vies, car l’émerveillement serait constant.

Christelle Hauteville-Chadorla

 

Laissez-nous nous perdre

Il est une expérience extraordinaire dans la vie que nous ne nous autorisons plus, que la société nous refuse, c’est l’expérience de nous perdre. En nous perdant, nous connaissons une multitude de peurs : la peur de l’inconnu, la peur du manque de maitrise, la peur de la perte de repères, la peur de nous-même et de ce que nous sommes incapables ou, pire, capables de faire… Puis vient l’ouverture au nouveau, l’étonnement, la découverte, l’émerveillement pour les plus intrépides. Nous développons un sens de l’adaptation, de la créativité. Nous nous reconnectons à notre environnement car nous avons réappris à vivre ensemble. L’inconnu nous oblige à recréer des liens d’entraide et de partage.
Nous perdre est une aventure humaine et spirituelle, car au-delà de nous aujourd’hui, il y a le nous d’après, ce que nous serons, forgés par notre capacité à inventer notre présent et notre maintenant, à partager l’aventure de la découverte avec nos nouveaux comparses de route.
Osons nous perdre. Laissez-nous nous perdre. Laissez-nous sortir des chemins tracés, prendre des voies inexplorées. Faites de même. Que le vie soit une aventure permanente, une exploration constante.
J’aime à me présenter, en certaines occasions propices, comme une baroudeuse, une exploratrice de l’esprit. J’aime explorer des chemins de pensées incompris, encore ouverts par personnes. Je suis persuadée que l’important n’est pas de découvrir et s’arrêter à une vérité déjà là, cachée quelque part, ni de trouver la bonne manière d’être et de faire, mais bien d’explorer tous les possibles, d’en inventer de meilleurs encore, des possibles où nous nous préoccupons de tous, où nous réinventons l’amour et le partage, la co-création et le travail, l’abondance et la fraternité, la tolérance et l’égalité, la laïcité et la liberté. Et pourquoi pas, oui pourquoi pas, cesser de maintenir des possibles qui nous limitent, nous contraignent, nous asservissent et nous abêtissent. Cessons notre esprit gestionnaire et laissons grandir notre esprit visionnaire.
Oui, osons nous perdre pour un autrement meilleur, ici et maintenant.

Christelle Hauteville-Chadorla
Formatrice Thérapeute Philosophe
« Pour s’orienter avec sagesse dans l’immensité des possibles »
www.harmoniecroissance.com

Go to Top