La notion de liberté est essentielle pour moi et est un sujet fondamental de nos sociétés modernes multiculturelles et ouvertes à une multitudes de connaissances, de réalités différentes, mettant fin à nos repères culturels, scientifiques, sociaux… habituels. La liberté individuelle vs responsabilité individuelle et surtout la cohérence intérieure / extérieure seront des éléments clés des organisations de demain si elles veulent éviter de se schléroser en voulant faire entrer tout le monde dans le même moule, de discriminer par ignorance, de limiter les initiatives par peur des différences, d’exclure par absence d’écoute, de faire souffrir par non prise en compte, de maltraiter à force de refuser de voir.
Ouvrir le champ des possibles, car les possibles sont déjà là et ne demandent qu’à sortir de nos têtes, de nos corps, de nos coeurs pour s’exprimer dans un monde qui les accepte. C’est cela comprendre et vivre en interdépendance, en autorisant les autres à être ce qu’ils sont, et en organisant la libre contribution de tous à l’ensemble, au groupe, à la collectivité. Pour s’enrichir ensemble. Sans individu, point de collectif. Le collectif n’est pas le point de départ, c’est le résultat de nos individualités interdépendantes. Et la clé d’un collectif sain est la responsabilité individuelle.
Dans nos sociétés modernes de plus en plus égocentrées, l’individuel peut se désintéresser du collectif, pensant même pouvoir s’en extraire en partie. Inversement, le collectif peut se désolidariser de l’individuel en contraignant l’individuel à oublier ses intuitions et aspirations personnelles pour obéir à l’ordre collectif établit et ainsi le faire perdurer, comme si le collectif était devenu une entité existant par elle-même, une personne morale. Or, l’un devrait être au service de l’autre et réciproquement.
Construisons ensemble un collectif respectant la liberté et redonnant leurs responsabilités aux individus. Pour mieux vivre ensemble. Pour mieux vivre.

Christelle Hauteville-Chadorla