Pour l’addict à l’action, le temps est un espace à remplir.
Pour la personne en désintoxication du besoin de faire, le temps est un rapport à équilibrer entre la vie extérieure, l’intériorité, la liberté, l’authenticité et l’amour.
Pour celui qui n’a plus besoin d’agir pour se sentir vivre et utile, le temps est un présent perpétuellement renouvelé, impermanent, qui nous invite à investir, ici et maintenant, en toute intimité notre propre dharma, la réalité au-delà de toute illusion.
Pour le sage, le temps est une vue de l’esprit basée sur le besoin de faire perdurer, de devenir.

Le temps est un tortionnaire pour les contrôlants, un moyen pour les stratèges, une source d’inspiration pour les créatifs, un gouffre pour les dépressifs, une liberté pour les explorateurs, une opportunité pour les optimistes, une vérité pour les matérialistes, une base de rémunération pour les  managers, une course pour les actifs, un espace de paix pour les méditants, une poésie pour les auteurs,  un espace de création pour les artistes, une chance pour les patients, une connexion à plus grand que soi pour ceux qui prient, une illusion pour les sages.

Et vous, quel est votre rapport au temps ? Et surtout quel rapport décidez-vous d’entretenir avec lui, ici et maintenant ?

Christelle Hauteville-Chadorla