Dans notre conscience, à la base de tout, est imprégné ce qui vient de nos expériences antérieures, de nos réactions, intentions, sentiments, affects, ressentis, volontés égotiques… Quoi que nous fassions, il en reste des traces dans cette conscience profonde, source. Cette source, ou conscience base de tout, est tel un négatif, une pellicule sur laquelle toutes nos actions ont laissé leurs formes et leurs traces. C’est une mémorisation inconsciente, latente. Mais pas morte, pas inactive. Ces mémoires imprégnées n’attendent qu’un révélateur pour s’exprimer, se montrer, agir.
C’est cela les empreintes karmiques, les mémoires de toutes nos actions, stockées au sein même de notre conscience base de tout, à la source même de notre existence. Tout est inscrit, imprimé, imprégné en nous. Toutes les causes, tout le programme. Et tout ce que nous faisons, pensons, disons, ressentons… est mis en forme par cette conscience base de tout selon les empreintes et mémoires qui l’imprègnent. Rien de ce que cette conscience vit et agit n’est en dehors de ces empreintes karmiques influenceuses.
En remontant par le méditation introspective et l’hypnose à la conscience source, appelée Alayavijnana en sanskrit, nous la sortons de sa léthargie, de son endormissement et elle révèle ses empreintes, comme un négatif ou une pellicule fait émerger ce qui est sur la photo dans un bain révélateur. La décision de tourner notre conscience sur elle-même pour l’observer agit en révélateur. Est accessible le programme complet de notre constitution, les causes de nos conditions de vie, de nos émotions, de nos prédispositions, de nos obstacles…
Aristote disait « Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons les causes ». Je ne doute pas qu’il ne parlait pas de cette conscience de base et du karma qu’elle recèle. Par contre, il mettait en évidence que ne regarder que la surface, que l’expression visible et superficielle d’une chose ne nous permet pas de la connaitre. Nous n’en voyons que la couverture, pas le livre entier, pas les intentions de l’écrivain… Il en est ainsi en toute chose : en histoire, en psychologie, en spiritualité, en économie, en anthropologie, en mathématique, en connaissance de soi…
Ici, dans mes activités, mon propos est de vous amener à prendre conscience que le travail de thérapie et de croissance personnel (ou trans-personnel) relève de la sagesse et doit aller au-delà de retirer les couvertures des livres pour ne plus les voir, mais de rentrer à l’intérieur du livre pour apercevoir et conscientiser toutes les causes, les intentions, les émotions… et les libérer. Alors le vrai travail en profondeur se fait et nous pouvons parler de libération et de croissance. Mais encore faut il être prêt à faire se travail. Vous seul pouvez le décider.
Voir, savoir, laisser se transformer.

Christelle Hauteville-Chadorla