L’ART DU CHANGEMENT
Il y a plus de 20 ans, mon professeur de stratégie et organisation nous disait toujours « Pour celui qui a pour seul outil un marteau, tous les problèmes ont un tête de clou ». Connaissiez-vous ? Et celui-ci plus connu peut-être ? « Il s’agit de penser le changement, pas de changer le pansement ».
En ces temps, nous ne pouvons rester dans nos habitudes, à tenter de faire entrer l’inconnu et l’inédit dans nos chemises en carton, à réparer le quotidien avec nos smartphones, à nous ouvrir à l’interdépendance avec seulement 140 caractères dans un tweet.
Il n’y a pas de changement bénéfique et durable dans la confusion. Notre confusion nous amène à prendre des décisions hasardeuses et au final à nous en remettre au destin, ou aux autres. Point de liberté ici, ni de libre arbitre, une prison choisie.
Envisager un autrement, c’est d’abord s’envisager soi autrement. Et pour cela, il nous faut cesser de taper sur tout ce qui nous advient avec notre seul marteau pour tout faire entrer dans nos cases, dans nos préjugés et concepts sur la vie.
Oui, pour changer, il nous faut d’abord changer nos pensées. Et nos pensées sont le résultat de nos histoires de vies, de vieilles mémoires, de tendances que nous reproduisons. Nous pouvons changer nos prédispositions en entrant à l’intérieur de nos pensées pour voir de quoi elles s’élèvent et nous libérer de ce dont nous ne voulons plus. Sans cela, nous serons toujours les jouets de tendances inconscientes qui nous empêcheront d’opérer les changements tant espérés. Sans cela, les vieilles habitudes, les mêmes peurs reviendront au galop, à la première occasion.
Les changements extérieurs résultent des changements intérieurs.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com