5- Philosophie appliquée

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A-normalité, où en êtes-vous ?

« Tout est possible, même le pire ! ». Je fus sidérée, littéralement, d’entendre cela un jour où je suggérais que tout était possible dans la vie, dans l’idée que nous étions plus libres que nous le pensions, que tout était possible, même le meilleur. J’ai compris à cet instant une composante fondamentale de la psyché : il faut réduire le champ des possibles car trop de possibles, trop de liberté, est anxiogène. Nous le constatons autour de nous : nous mettons en place des conformités, des certifications, des normes sociales, professionnelles, morales… pour rendre la vie plus sûre, pour que chacun puisse croire qu’ici, c’est connu et reconnu et qu’il peut y aller sans risque.
Pour moi, c’est l’inverse. C’est l’obligation de suivre une voie tracée par d’autres qui alimentait mon anxiété. Allais-je un jour pouvoir faire ce qui me semble juste ? Allais-je pouvoir vivre selon mon sens des vertus ? Allais-je pouvoir m’extraire des carcans, d’une morale et d’une conformité qui me semblaient plus anormaux que normaux ?
Mais qu’est-ce qui nous empêche d’explorer le monde et tous nos possibles avec l’esprit d’aventure et de découverte ? Rien, si nous n’avons pas peur de sortir de la normalité toute factice, floue et illusoire qui nous invite à faire comme les autres (en apparences !).
Je l’ai fait. Sortir de la normalité, c’est à la fois grisant, déstabilisant et quelque peu effrayant. Nous entrons dans l’inconnu et nous créons notre vie pas après pas. Mais une fois habitué à suivre notre conviction intérieure, quel soulagement ! Quel bonheur ! Tout devient plus juste. La normalité s’inverse. Nous nous sentions anormal au milieu de la normalité ambiante. Nous sommes devenu normal au sein de notre propre référentiel, et peut-être même avons-nous contribué à réinventer la normalité ambiante, au moins l’avons-nous influencée pour qu’elle intègre plus de possibles.
Et vous, vous sentez-vous normal ? Anormal ? Un anormal qui cherche sa normalité ? Un normal qui s’est éteint dans la normalité ? Ou bien vivez-vous déjà votre propre normalité, différente de celle des autres, en toute simplicité peut-être ?
Christelle Hauteville-Chadorla

Sagesse et liberté

Un jour on m’a dit « Merci d’avoir créé cette école pour apprendre et développer la sagesse qui est en nous. Je vis à 500km, et je viens parce que quelque chose en moi me pousse. C’est ici, c’est maintenant.» Quand on écoute notre sagesse intérieure, elle sait.

La sagesse n’est autre que la sortie de nos illusions. Il s’agit d’utiliser les connaissances pour nous libérer de nos conditionnements. L’apprenti sage développe 3 talents : 

  • NOUS POSER, ARRETER DE NOUS DISPERSER et pour cela méditer. Pour un apprenti sage, méditer consiste à calmer son esprit, puis dans un second temps à laisser la clarté et le savoir non conceptuel s’élever.
  • NOUS PROTEGER NOUS-MEME, à la fois nous protéger de nous-même et nous protéger de l’extérieur en faisant appel à notre propre SAGESSE DE LA REFLEXION, notre capacité d’analyse pour regarder avec conscience les qualités et défauts de chaque chose.
  • ETRE NOTRE PROPRE MAITRE. Ce troisième talent est le résultat de l’entrainement des deux premiers. Nous devenons notre propre maître en étant maître de nous-même, ne cédant plus aux impulsions, aux sensations, aux pensées limitantes ou récurrentes. Cette maîtrise ne contrôle pas, elle est force tranquille, vigilance bienveillante de chaque instant, présence authentique sans intention personnelle.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

Personne n’est disqualifié d’office

Un jour, on m’a dit « Tu n’aurais pas du écrire dans ton livre que tu avais commencé ta scolarité par un BEP. » Voilà, c’est dit ! La sagesse est réservée à une élite. Même si ensuite j’ai obtenu un Bac+5, mes débuts scolaires m’ont discriminée. C’est dans notre naissance et dans notre cursus scolaire que les meilleurs se révèlent ! Une belle croyance française et plus généralement humaine.

Dans cette phrase, j’ai entendu 3 voir 4 kleshas (afflictions racines de l’esprit) à l’œuvre :

  • l’ignorance : il y a beaucoup de sagesse chez les inadaptés scolaires et sociaux, une sagesse qui voit et ne comprend pas ce que les autres acceptent aveuglément. Ils excellent souvent dans leurs domaines de prédilection, car ils les auront choisis en conscience.
  • l’orgueil et la compétition : si les grandes réussites de ce monde incarnaient la sagesse, le monde serait meilleur, qu’en dites vous ? 
  • le désir et l’attachement : le désir de s’inspirer d’êtres aux vies exceptionnelles. Heureusement de tels êtres existent mais d’autres aux vies qui nous semblent plus communes peuvent aussi inspirer. 

Celui qui a fait l’expérience de la vie comme nous et qui a su se libérer de ses kleshas sera au contact même de ceux qui en souffrent. Il saura trouver des mots concrets, il saura comprendre ce que l’autre traverse et l’accompagner à chaque étape.

Tout est juste. Tout est complémentaire et interdépendant. La nature de Bouddha est en chacun de nous.

Ce qui m’a toujours motivée et poussée, c’est la conviction que la sagesse et l’esprit d’éveil sont en toute personne, quels que soient notre pays et notre famille de naissance, nos études et nos diplômes, notre travail, notre culture, notre niveau de vie ou notre niveau social. 

La sagesse et l’esprit d’éveil, c’est savoir utiliser notre bagage de départ comme tremplin vers la liberté intérieure.

Personne n’est disqualifié d’office.

Et vous, pensez-vous que votre vie vous disqualifie? Seuls vos pensées et votre manque de sagesse peuvent vous disqualifier.
Ne laissez personne vous dire ce à quoi vous pouvez aspirer. Ce que l’autre pense et dit n’est que le reflet de son esprit. Il parle de lui. Pas de vous. Continuez, persévérez sur votre chemin d’éveil, sans vous encombrer des limites des autres.

Christelle Hauteville-Chadorla 

Faire circuler

Faire circuler.
Donner, sans rien attendre pour soi, mais pour l’autre, pour les autres, parce que c’est juste ainsi.
Donner, parce que l’autre a besoin d’un soutien maintenant et que nous pouvons le faire.
Donner, parce que c’est dans l’ordre des choses et que cela remet de l’énergie dans la générosité, le don et l’entraide.
Donner, et avoir de la gratitude pour celui qui accepte car il nous donne l’opportunité d’être généreux.

Faire circuler
Recevoir, parce que c’est aimer celui qui nous donne, le geste de donner, l’amour du don.
Recevoir, parce qu’à notre tour nous donnerons, quand nous le pourrons, quand ce sera notre tour.
Recevoir, parce que celui qui ne sait pas recevoir, ne sait pas donner.
Recevoir, parce c’est laisser la vie nous donner les moyens, nous relier les uns aux autres, nous entraider.

Faire circuler.
Faire circuler, parce que le mouvement est à la base de tout système sain et vertueux.
Faire circuler, parce que tout ce qui est fixé, retenu se fige et altère le mouvement suivant.
Faire circuler, parce que la vie emporte ce qui est nécessaire si nous laissons le mouvement arriver jusqu’à nous, jusqu’aux autres.
Faire circuler, parce l’amour.

Christelle Hauteville-Chadorla

Uniquement nos choix

Il y a en nous une part de lumière, une part de noirceur, une part de calme, une part d’agitation, une part de sagesse, une part de stupidité…  Nous pouvons laisser notre esprit s’orienter d’un côté ou de l’autre, en espérant qu’il fera le meilleur choix, donnant ainsi la main au hasard. Ou nous pouvons utiliser la sagesse, la lumière et le calme observer la stupidité, l’agitation et la noirceur.
Ce qui dépend de nous et sème ce que nous deviendrons, ce sont nos choix.
Laisser la stupidité guider nos actes ou faire appel à la sagesse pour poser des actes responsables et bienveillants.
Laisser la noirceur nous envahir, nous éteindre et nous plonger dans des souffrances plus ou moins conscientes, ou laisser la lumière reprendre la place pour éclairer nos voies intérieures et nous guider vers la satisfaction, la joie, le contentement du moment présent.
Nous laisser aller à l’agitation en courant après moult sensations et désirs ou investir la base calme sous-jacente, ce mouvement de fond intense et paisible, fort et doux pour apprécier nos vies, ce qui est là et ce qui advient, pour entrainer notre esprit à voir, comprendre, aimer, apprécier, donner.
Nos choix nous définissent.
Nos choix nous dessinent.
Peu importe combien de temps nous avons subi, pas vu, pas compris, agit stupidement, rien fait… Ce qui compte, ce sont les choix que nous pouvons faire maintenant.
Ni hier, ni demain.
Maintenant, je choisis la tranquillité.
Maintenant, je choisis la clarté.
Maintenant, je choisis la sagesse.
Uniquement nos choix.
Quels seront vos prochains choix ?

Christelle Hauteville-Chadorla

Nous avons bien plus en nous que ce que nous croyons

Devenir ce que l’on veut être, incarner des qualités essentielles à nos yeux. Nous avons tous cette perspective. Et il n’est pas si facile d’être à l’image de cette perspective, quelle qu’elle soit.
Nous parlons de compassion et nous nous agaçons encore des lenteurs et faiblesses de nos proches. Nous parlons de paix et nous avons des mots durs quand l’autre ne fait pas comme nous pensons qu’il devrait. Nous parlons sagesse et nous avons du mal à comprendre les croyances différentes des nôtres. Nous parlons altruisme et nous agissons d’abord pour préserver nos acquis. Bref, nous sommes bien souvent en-deçà de ce que nous voudrions être.

Aux questions « Si vous étiez un personnage célèbre, lequel seriez-vous ? » ou « Quel personnage vous inspire le plus », nous voyons presque tous des héros ; héros de la paix comme Gandhi ou le Dalaï-lama, héros de la science comme Marie Curie ou Nicolas Tesla, héros de l’humanitaire comme Mère Thérèsa ou l’Abbé Pierre, héros pour les droits civils comme Nelson Mandela ou Rosa Park, super héros comme Superman ou Wonderwoman, héros du développement personnel comme Eckhart Tollé ou Oprah Winfrey et tant d’autres selon nos centres d’intérêts.

Mais n’est-ce pas simplement parce que cet idéal que nous pensons retrouver dans nos héros et figures d’identification n’est qu’un idéal fantasmé de soi, n’est qu’une illusion  ? Nous nous pensons, mais nous ne sommes pas. 

Nous pouvons pourtant voir les écarts entre ce que nous pensons pouvoir être dans ce monde et ce que nous pouvons concrètement faire. Nous pouvons voir l’écart entre le fantasme et la réalité. Le plus fantastique, quand nous voyons au-delà des voiles, au-delà des constructions mentales, c’est que ce qui est là n’est pas si mal du tout, même plutôt unique. Nous courrons après des chimères, des représentations allégoriques de soi, alors qu’il y a là, en soi, des trésors que nous n’exploitons pas, que nous minimisons parfois. Nous les méprisons même, faute de les connaitre pour ce qu’ils sont réellement.

Combien d’entre nous souffrent de sous-estimation de soi ? N’osent pas être ce qu’ils sont, car ils ne sont pas assez bien.

Je vais vous livrer un trésor maintenant, une sagesse profonde qui nous concerne tous. Sur-estimation et sous-estimation de soi relève de la même souffrance, de la même kleisha, l’orgueil. Comment cela est possible me demanderez-vous ? Simplement car tout est une question de représentation intérieure, entre l’idéal de soi et ce que nous pensons être réellement. Nous avons créé l’image d’un idéal inatteignable et nous nous jugeons bien en-deçà de cet idéal. Normal, c’est inatteignable ! Nous ne pouvons pas être à la hauteur de telles exigences inhumaines, et personne ne pourrait l’être. Mais qui est à l’origine à la fois de l’illusion de l’idéal et de l’illusion de l’imperfection ? L’esprit. Notre esprit.

Tout comme ces héros auxquels nous nous identifions, aucun n’est à la hauteur de l’image. Et même pour nos héros vivants, nous sommes souvent étonnés de constater combien ils peuvent être « ordinaires », avec leurs caractères parfois haut en couleurs, leurs colères célèbres, leurs doutes, leurs quotidiens comme le nôtre, et leurs recherches de simplicité qui nous paraîtrait étonnante, nous qui voyons en eux l’opposé de la simplicité : l’extra-ordinaire.

Ce n’est pas qui ils sont qui est extra-ordinaire, mais ce qui a été fait. L’action prime sur l’acteur.
Alors sortons du fantasme et orientons notre regard sur ce qui est là, dans la réalité, dans notre réalité, et partons de là. Partons de ce qui nous agit et faisons de ce package de qualités et de faiblesses, de rêves et de peurs, d’altruisme et d’égoïsme… notre tremplin pour nous lancer vers demain.

Demain commence avec ce qui est là aujourd’hui. Et vous serez étonnés de découvrir bien plus que ce que vos illusions ne vous laissaient entrevoir.

Belle journée, en contact avec ce qui est en vous, réel, disponible, qui ne demande qu’à agir.

 

Christelle Hauteville-Chadorla

Message aux baroudeurs, égarés… ou pas

On m’a dit au lycée « Tu n’arriveras à rien si tu n’es pas plus sérieuse. »
On m’a dit lors d’enseignements « C’est n’importe quoi tes questions ! »
On m’a dit dans certains réseaux « Ah, c’est intéressant.         .»
Aujourd’hui je réponds…
A vous professeurs au lycée « J’ai compris que l’école française n’enseignait pas ce qui m’intéressait vraiment, elle le tait. J’ai alors cherché ailleurs et j’ai longuement et sérieusement étudié au point d’enseigner à mon tour. »
A vous, comparses de recherche d’enseignements « Je suis contente d’avoir trouvé la force de poser mes questions. Les réponses, je les ai reçues comme des messages personnels et mon esprit s’est clarifié. »
A vous, chers réseaux « Nous nous rassurons dans nos similitudes, mais nous nous enrichissons de nos différences.»
Aujourd’hui, je vous dis…
Lancez-vous dans le bain de la recherche, investissez les différences, baroudez dans les autres cultures, explorez vos peurs et attentes limitantes. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus à chercher, plus à attendre. Jusqu’à ce que tout soit là, accessible depuis votre esprit ouvert. Et soyez là pour accueillir ce que vous ne connaissez pas encore. C’est dans cet inconnu que se trouvent les pépites qui nous porteront tous plus loin, plus grands, plus signifiants.
Allez chers baroudeurs, mettez vos habits d’explorateurs, devenez des Indiana Jones de votre quartier, de votre ville, de votre région, de votre pays, du monde et même des autres mondes encore inconnus. Dépassez les limites actuelles, perdez vous un peu, même beaucoup. Et ramenez avec vous l’illimité.
Et pour les moments où vous vous sentez seuls sur le chemin, un petit mot de Bouddha « Et si tu ne trouves pas d’ami sage, prêt à cheminer avec toi, résolu, constant, marche seul, comme un roi après une conquête ou un éléphant dans la forêt. »
Christelle Hauteville-Chadorla

Simplicité et satisfaction

Merci à la vie de ne pas avoir répondu à tous mes désirs et toutes mes attentes.
J’ai ainsi appris à discerner le juste et le nécessaire de l’agitation et du manque.
Le plus beau cadeau que j’ai reçu de la vie, c’est la simplicité et la satisfaction.

Christelle Hauteville-Chadorla

De l’importance des causes

Dans notre conscience, à la base de tout, est imprégné ce qui vient de nos expériences antérieures, de nos réactions, intentions, sentiments, affects, ressentis, volontés égotiques… Quoi que nous fassions, il en reste des traces dans cette conscience profonde, source. Cette source, ou conscience base de tout, est tel un négatif, une pellicule sur laquelle toutes nos actions ont laissé leurs formes et leurs traces. C’est une mémorisation inconsciente, latente. Mais pas morte, pas inactive. Ces mémoires imprégnées n’attendent qu’un révélateur pour s’exprimer, se montrer, agir.
C’est cela les empreintes karmiques, les mémoires de toutes nos actions, stockées au sein même de notre conscience base de tout, à la source même de notre existence. Tout est inscrit, imprimé, imprégné en nous. Toutes les causes, tout le programme. Et tout ce que nous faisons, pensons, disons, ressentons… est mis en forme par cette conscience base de tout selon les empreintes et mémoires qui l’imprègnent. Rien de ce que cette conscience vit et agit n’est en dehors de ces empreintes karmiques influenceuses.
En remontant par le méditation introspective et l’hypnose à la conscience source, appelée Alayavijnana en sanskrit, nous la sortons de sa léthargie, de son endormissement et elle révèle ses empreintes, comme un négatif ou une pellicule fait émerger ce qui est sur la photo dans un bain révélateur. La décision de tourner notre conscience sur elle-même pour l’observer agit en révélateur. Est accessible le programme complet de notre constitution, les causes de nos conditions de vie, de nos émotions, de nos prédispositions, de nos obstacles…
Aristote disait « Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons les causes ». Je ne doute pas qu’il ne parlait pas de cette conscience de base et du karma qu’elle recèle. Par contre, il mettait en évidence que ne regarder que la surface, que l’expression visible et superficielle d’une chose ne nous permet pas de la connaitre. Nous n’en voyons que la couverture, pas le livre entier, pas les intentions de l’écrivain… Il en est ainsi en toute chose : en histoire, en psychologie, en spiritualité, en économie, en anthropologie, en mathématique, en connaissance de soi…
Ici, dans mes activités, mon propos est de vous amener à prendre conscience que le travail de thérapie et de croissance personnel (ou trans-personnel) relève de la sagesse et doit aller au-delà de retirer les couvertures des livres pour ne plus les voir, mais de rentrer à l’intérieur du livre pour apercevoir et conscientiser toutes les causes, les intentions, les émotions… et les libérer. Alors le vrai travail en profondeur se fait et nous pouvons parler de libération et de croissance. Mais encore faut il être prêt à faire se travail. Vous seul pouvez le décider.
Voir, savoir, laisser se transformer.

Christelle Hauteville-Chadorla

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