Hier, je lisais un post sur la SUR-ADAPTATION. Une femme atypique (en opposition au neuro-typique) expliquait comment elle avait passé sa vie en mode observateur pour entrer dans le rôle adéquate, pour s’adapter jusqu’à se perdre. Ça a énormément raisonné en moi. Toutes ces années à tenter de faire avec le monde, les relations sans jamais y trouver de sens, sans jamais me sentir juste, au contraire me percevoir comme une usurpatrice dans ma propre vie, avec mon entourage.
Un autre article fait le parallèle entre cette sur-adaptation et le FAUX SELF, le faux soi. Là aussi, ça m’interpèle profondément et me ramène aux 35 premières années de ma vie où j’ai passé mon temps à créer une personnalité, des comportements que les autres puissent accepter, pour m’intégrer. C’était pesant de n’être juste nul part, de ne pas être comprise, de sentir les autres percevoir mon inconfort aussi. Et même pire, les entendre me féliciter et m’intégrer dans leurs groupes quand je suis en mode sur-adaptation, alors que tout sonne faux en moi.
Que faire ? Etre telle que je suis (mais en étais-je encore capable !), incomprise, exclue ou alors jouer des rôles sans y croire vraiment. J’avais fini par me positionner aux 2 extrêmes. Christelle la Rebelle, envoyant tout le monde sur les roses, car trop difficile de faire semblant tout le temps. Et Christelle l’insignifiante qui, à force de sur-adaptation,  était devenue insipide, sans authenticité, une caricature.
Et un jour trouver ma liberté, ne plus jouer, être juste telle que je suis, jusqu’à être tellement moi que ça rayonne. Alors ne plus faire semblant. Laisser la société telle qu’elle est et faire ma vie selon mon inspiration, mon éthique, mes valeurs.
Voulez-vous connaitre mes remèdes à la sur-adaptation ? Le premier est d’avoir reconstruit un monde intérieur à mon image qui me permet de ne plus chercher mon reflet dans le monde extérieur. Le deuxième est de ne plus laisser mes pensées et mon mental régenter ma vie, ne plus tout miser sur mon processus cognitif, mon intelligence pourtant vive et apprendre à me reposer sur une sagesse plus intuitive, qui vient de mes tripes. Une sagesse qui me montre sans cesse l’incohérence du monde mais sans colère, sans jugement, juste avec clarté. Elle me montre aussi comment demeurer en paix avec, sans faiblir et sans combattre.
Le monde extérieur est le reflet de notre monde intérieure.
Belle « désadaptation ».

Christelle Hauteville-Chadorla