Vipassana, changer par l’observation de soi

Karmathérapie
Thérapie basée sur la méditation VIPASSANA, soutenue par l’hypnose et le Reiki…

Vipassana

Vipassana est une technique de méditation (pour devenir un état d’être ensuite) nous amenant à nous examiner nous-même grâce à l’analyse introspective et comprendre notre propre nature en observant les différents éléments qui nous constituent : corps, sensations, perceptions, tendances volitionnelles et créations d’habitudes fixes, conscience ajoutant le Je à tous ces phénomènes.
Vipassana consiste à accorder de l’importance à nos propres pensées et émotions et nous pouvons le faire au moment même où elles s’élèvent. C’est cela Vipassana, LA VISION PENETRANTE. Nous établissons ainsi des connexions, des interconnexions, des relations de cause / effet. Comment nos émotions dirigent nos sens (entendre / ne pas entendre par exemple), comment notre volition oriente nos actions (attaquer / me cacher / rationnaliser / apaiser par exemple). Et nous voilà en train de voir notre mode de fonctionnement, nos samskaras (facteurs karmiques) à l’œuvre et comment ils ont modelé nos sens, notre personnalité, nos situations de vie, notre vie toute entière.
L’important est d’observer les interconnexions, les liens de cause / effet.
En nous connaissant nous-même, nous pouvons décider de changer et quoi changer. Nous comprenons les pensées que nous portons sur nous-même, une situation, l’extérieur, nos actions, leur impact, leur reproduction instantanée et automatique, les écarts entre action et éthique, entre désir et automatisme… Le karma en action en somme, et le karma latent dans nos profondeurs.
La karmathérapie, c’est accompagner notre client dans sa méditation introspective, l’aider à développer sa conscience et la porter à Vipassana, poser des antidotes pour adopter d’autres pensées, façon de concevoir et d’agir, rapport au monde et à soi.

 

Karma, Vipassana et personnalité

Notre personnalité est le fruit du karma. Il ne s’agit pas uniquement de regarder nos actions, mais aussi comment notre personnalité s’est formée et se modifie en permanence, en interdépendance avec nos actions.
Agir d’une certaine façon amène certains fruits et cela façonne notre personnalité, notre caractère. La façon dont nous gérons une situation est le reflet de notre personnalité et donc de nos tendances karmiques. Pour changer notre personnalité, nous devons mener une introspection : Qu’est-ce que je ressens ? Comment est-ce que je perçois les choses ? Quelles images mentales me viennent dans telles situations ? Est-ce que je veux les garder ou les transformer ? Qu’est-ce que je souhaiterai à la place ? Qu’est-ce qu’il est bon que je fasse pour moi ?
Connaître ce qui s’élève en nous nous permet d’influencer notre personnalité, de devenir plus fort, de faire coïncider éthique et action. Et nous regardons comment nous vivons les choses dans les situations de la vie.

En karmathérapie, il n’est pas utile de se poser des questions sur notre essence, mais sur ce que nous faisons tous les jours, au moment où nous le faisons, de façon pragmatique et analytique. Nous pouvons devenir une personne toute autre, ne plus être ce que nous sommes déjà. Nous devenons ce que nous projetons, ce que nous agissons. Nous changeons notre volition (volonté) et donc ce que nous sommes. Le karma détermine les situations que nous vivons sous l’influence des actions passées mais NOUS AVONS LA LIBERTE DE CHANGER LE COURS DE NOTRE VIE, DE DONNER UNE AUTRE ORIENTATION. Le karma nous limite, certes, mais ne nous condamne pas car il nous permet à chaque instant de changer les choses, notre situation et notre personnalité.

Il n’y a pas de cloison entre l’aspect cognitif (capacité à apprendre) de notre esprit et son aspect émotionnel et affectif. La cognition doit s’appuyer sur les émotions. Sans émotions, nous sommes asséchés et notre capacité cognitive en sera réduite. Cognition et émotions sont liées. En karmathérapie, nous entrons dans l’émotion, dans sa représentation et la comprenons en la revivant en visualisation (avec une conscience élargie ou en dissociation si nécessaire). Il n’y a pas de séparation entre pensées et ressentis, entre compréhensions et expériences.

 

Limite de Vipassana

Une personne ayant atteint un certain degré de lucidité aura une connaissance plus pénétrante, plus subtile, plus vaste qu’une personne qui ne possède pas ce degré de lucidité. Nous devons faire avec ce potentiel chez notre client. Nous ne pouvons pas le dépasser, il doit lui-même le faire grandir, même si le processus d’entretien, hypnose, conscientisation, antidotes participe à l’élévation de conscience de notre client.

 

Technique de Vipassana

Vipassana est très simple sur le principe : s’installer dans son ventre, son hara, demeurer et poser la conscience sur tout ce qui s’élève à l’intérieur, pour connaître toute chose de l’intérieur.
Le karmathérapeute accompagne son client dans cette démarche à la base très simple, mais qui demande concentration et acceptation de ce que l’on voit pour ne pas tronquer, rejeter, déformer, mais bien accueillir tel que cela vient, car ainsi nous développons la connaissance de nous-même, sans faux-semblants. Nous partons de ce qui est là pour devenir autre chose, ce que nous visons. Nous ne pouvons pas partir d’une illusion, tout le travail serait illusion alors. Nous partons de ce qui est là, réalisons de quoi c’est fait (quelles émotions, perceptions, croyances, constructions mentales, illusions, mémoires karmiques, vies passées…), transformons, lâchons et conscientisons ce qui a changé. Ainsi notre conscience est en permanence à l’œuvre, ainsi notre conscience grandit.

 

Vipassana et Karmathérapie

Les schémas cognitifs et émotionnels que nous avons créés ne sont pas simples à dissoudre. Nous devons pour cela voir la « non-réalité » de notre réalité intérieure, voir que nos schémas reposent sur des illusions, des erreurs de jugement, des situations passées qui n’existent plus… et alors nous pouvons les lâcher. Ils sont réels, nous les vivons, nous ne pouvons les nier. Mais ils sont tels des rêves, des projections reposant sur des mémoires obsolètes et dénaturées, sur des liens aléatoires et bien souvent trompeurs. Voir les liens, les schémas, les images, les routes dans notre esprit nous permet de cesser de les suivre, de les emprunter. En observant en nous, dans notre propre nature, nous pouvons changer de cap et aborder les situations différemment, pour les rendre plus conformes à notre éthique, à l’idée que l’on a de ce que nous sommes. Faire les choses pas habitude est souvent voué à l’échec et amène la reproduction de tendances non bénéfiques. Reconstruisons-nous d’instant en instant.

La plupart des êtres renaissent en raison des tendances karmiques contenues dans leur continuum de conscience. Quel que soit le poison dominant dans notre esprit (opacité mentale, difficulté à apprendre, avidité, avarice, compétition, jalousie, orgueil, chérissement de soi, désir, attachement, colère, malveillance), les expériences de ces expressions d’émotions reflètent notre propre état d’être, nos expériences, notre état mental, et peu importe les situations (être très riche), notre état d’être peut souffrir d’un poison (avidité), en tout incohérence apparente. Nous devons en prendre conscience, notre client doit le voir chez lui. Nous comprenons que les expériences de cette vie ne sont pas les seules à nous construire, nous réalisons que nous avons amené avec nous dans cette vie beaucoup de choses d’avant cette vie. Nos expériences passées nous ont amené là où nous sommes mais notre futur reste à dessiner.

 

Et pour les êtres non soumis au karma, les êtres « éveillés » choisissant de venir en s’incarnant ?

Pour les êtres éveillés s’étant imprégnés de karmas pour s’incarner dans ce monde, les conséquences peuvent paraitre parfois semblables. Ils sont soumis aux karmas intégrés dans leur continuum de conscience. La différence principale est que les êtres non éveillés n’ont pas la main sur le continuum de conscience et subissent, alors que les êtres éveillés « œuvrent depuis» ce continuum de conscience temporaire, leur véhicule le temps de cette incarnation, pour le bien des êtres. Les karmas emportés leur sont donc nécessaires. Et cela change tout car ils utilisent les karmas pour apprendre, faire des expériences, vibrer sur une certaine vibration aussi pour se relier à des êtres spécifiques, dans des situations spécifiques. Dans l’hypothèse où de tels êtres viennent voir un karmathérapeute (cela m’arrive), une hiérarchie dans les libérations karmiques va s’opérer, car les karmas ont une vertu ici, pour apprendre, éviter certains écueils. Et pour eux pas de libération possible sans conscientisation de ce qui en était la cause et de ce que cela à générer. Ils doivent comprendre pour développer leur sagesse et œuvrer au mieux à ce qu’ils sont venus faire. Par exemple « Avoir peur de mal faire » pour éviter de se lancer trop tôt, sans être prêt. Ce karma ne pourra se dissoudre qu’une fois qu’il sera prêt et n’aura plus besoin de ce frein qui était en fait une protection, une sagesse pour temporiser.
L’accompagnement de ces êtres est aussi particulier dans le positionnement du thérapeute, car ce sont eux qui mènent le processus sous-jacent, sans toujours en être conscient au niveau mental, mais toujours avec sagesse et cohérence

 

Christelle Hauteville-Chadorla
Karmathérapeute, Coache spirituelle, Formatrice Reiki et Karmathérapie
www.harmoniecroissance.com

Certains passages sont inspirés de « Le Karma » de Traleg Kyabgon

2018-12-11T17:30:42+00:00