Une thérapie à 2 niveaux : Mieux être pour les uns ; Devenir plus altruiste pour les autres

Sur mon chemin spirituel, les enseignements et formations ont été des thérapies, des outils d’évolution tout en m’apportant des savoir-faire, des compétences, des connaissances plus ou moins profondes. Ma soif d’apprendre m’a porté à comprendre les différences et la portée de ces pratiques, voies, méthodes, traditions… Tout n’est pas la même chose. Certaines pratiques travaillent sur les émotions, d’autres sur nos constructions mentales, d’autres encore sur nos tendances fondamentales. Je peux maintenant entrevoir ce qui relève et agit dans le cadre du développement personnel, de la recherche d’un mieux-être pour soi, ou dans une vue plus altruiste, plus sage consistant à devenir plus vertueux non pour soi, mais pour autrui, pour l’ensemble, à influer bénéfiquement dans la compréhension de « ma contribution au monde ».  Pas pour améliorer l’image de moi et être en paix avec mon moi profond, bien que cela s’active et soit vertueux, mais parce qu’il n’y a rien à faire que de devenir plus juste pour, en premier, ne pas jeter mes miasmes dans le monde et, dans un second temps, y semer des bienfaits.

Ma clientèle relève à 50 % d’une recherche de mieux-être pour soi et à 50 % d’une recherche de vie plus vertueuse, altruiste. 50% le font pour eux, 50% le font parce qu’ils n’ont pas d’autres choix qu’être plus vertueux, plus altruiste, sans recherche de bénéfice individuel. Tout est juste. Les uns ne sont pas mieux que les autres. Chacun son chemin. J’accompagne les deux avec la même ouverture. Je ne juge pas, je constate simplement que la perspective n’est pas la même, et j’adapte mon accompagnement à chacun, à sa vue et son potentiel. Pour ma part, je relevais de la 2ème catégorie. Devenir plus forte, plus apaisée, plus joyeuse n’était pas ma motivation. Je visais à devenir un être bon, vertueux.

Pourquoi la méditation Vipassana, le Reiki Usui, le Reiki Karuna®, l’hypnose, la compréhension pragmatique du karma et l’art de nous libérer des causes de nos émotions et pensées négatives sont-ils au cœur de ma pratique thérapeutique et de mes enseignements ?
Shamatha (Chiné en tibétain ou Calme mental) et Vipassana (Lakhtong en tibétain ou Vision pénétrante) ont été deux des premiers enseignements que j’ai reçu et pratiqué assidument dans la lignée Shambhala, la voie du guerrier pacifique, guerrier qui se « bat » pacifiquement contre ses propres démons intérieurs, ses émotions, ses limites pour développer la Bodhicitta (l’esprit d’éveil ou bonté fondamentale dans cette tradition). C’est en pratiquant ainsi que j’ai eu mes premières visions intérieures. J’ai appris à rester avec et à libérer celles qui généraient des émotions et sensations désagréables. J’ai constaté combien ces libérations changeaient mon caractère, ma vision du monde, des autres. Au-delà d’un mieux-être, c’est un changement de logiciel qui s’opérait. Enfin, j’avais trouvé comment développer la bonté fondamentale au cœur même de ma structure fondamentale. C’est pour cela que j’en ai fait l’outil principal de ma thérapie karmique.
Le Reiki Usui est ensuite venu à moi. Puis le Reiki Karuna® qui l’a complété. Ces deux thérapies énergétiques m’ont beaucoup aidée à apaiser mes pensées, à lâcher-prise, à m’extraire d’une émotion. J’ai aussi constaté combien elles étaient compatibles et complémentaires avec Shamata et Vipassana, en aidant à la concentration et à la dissolution. C’est pourquoi je les ai intégré dans ma thérapie et pourquoi je les enseigne.
L’hypnose est arrivée en dernier, pour compléter les méditations guidées et aider mes clients peu habitués aux pratiques de calme mental à s’installer plus facilement et profondément en eux, au centre de leur être, à la source même de leur incarnation. C’est alors que la Vision pénétrante peut se faire.
Enfin et le plus important, la compréhension pragmatique du karma est au cœur de cette thérapie. Elle englobe tout le reste. Les moyens thérapeutiques ci-avant ne sont « que les outils », alors que la sagesse du karma et de l’au-delà du karma est le champ des possibles, le paradigme, la vue illimitée des transformations que nous pouvons faire. La compréhension du karma dans la vision bouddhiste n’est pas identique à celles judéo-chrétienne ou indienne. Là où ces deux dernières cultures parlent plus facilement de karma dans vision d’actes négatifs, de fatalité, et qu’il est postérieur à la création de notre âme, la sagesse bouddhiste enseigne que le karma est à la base même de notre Conscience, de notre âme. L’émergence d’une conscience de nous-même, ce que l’on appelle Essence ou âme, et de ses qualités, est le fruit des tendances karmiques subtiles ou dormantes. Je ne vais pas expliciter plus avant ici, vous trouverez d’autres articles* sur mon blog sur ce sujet. Ce qu’il est important de retenir, c’est que cette vue autorise tous les changements, ne présume de rien, et laisse l’entière responsabilité et liberté à chacun de ce qu’il veut modifier, libérer, développer. C’est une des bases de ma thérapie : je ne définis pas mon client, je n’ai rien à lui dire sur lui, ne lui parle pas de ce qu’il a vécu avant, ne fait pas le travail à sa place. Cela serait contraire à cette compréhension bouddhiste de la liberté de chacun, de la responsabilité de chacun. Par contre, j’éclaire son monde, je l’amène dans un état de méditation au sein duquel il peut voir par lui-même ce qu’il a créé, ce qu’il a laissé s’installé. Il décrit lui-même ce qui s’élève à l’intérieur de son esprit et décide de ce qu’il va changer, en respect de ses croyances et potentiels. Je lui ouvre des voies de nouveaux possibles et il construit lui-même, à chaque décision, celles qu’il veut emprunter. Je le met face à lui-même, en douceur. Et dans cette rencontre avec ses tendances et projections, il développe sagesse et apaisement. Parce que là où je pose la conscience, la conscience y dépose un médicament. Et ainsi, le client non seulement se libère, mais développe une capacité à s’autonomiser, et ne dépendra pas de moi, mais de sa sagesse.

Chacun a créé ce qu’il est. Le plus important est de prendre conscience de ce qui s’élève en nous et d’apprendre comment changer ce que nous sommes pour devenir ce que nous voulons être. C’est la voie de la liberté. Celle du client et la mienne.

 

Christelle Hauteville-Chadorla
Formatrice et thérapeute
www.harmoniecroissance.com

 

 

 

 

La roue du Samsara, renaissances dans les mondes de souffrances
* Tendances habituelles ou Samskaras, de quoi nous libérons-nous réellement?
Différences entre vies antérieures et karmas

 

 

 

 

 

 

2019-04-02T02:31:08+00:00