Exemple de libération karmique : se libérer de sa fatigue chronique

 

Elise vient me voir pour un soin Reiki sur les conseils de son médecin généraliste, pour mieux gérer ses émotions et apaiser ce corps qui lui donne tant de tourments. Elle a un œdème au genou qui l’handicape dans sa vie quotidienne depuis plusieurs mois. Cet œdème s’est déclaré suite à des problèmes familiaux et des difficultés à gérer ses émotions. Elle a également des problèmes de digestion, d’élimination, de fatigue… Mais avant d’être émotive, Elise est sensible, de ces sensibilités innées, qui captent leur entourage mais ne savent pas ensuite gérer toutes les informations reçues. Après 3 séances de Reiki, son corps qui était coupé en deux énergétiquement se réunifie. Elise parle également de soulagement émotionnel flagrant. Son genou va beaucoup mieux. 

Elise identifie que le plus difficile à vivre pour elle est la somatisation, ce corps qui manifeste tous ses troubles et l’empêche de vivre sa vie pleinement. En libération karmique, Elise remonte une à une les situations significatives dans lesquelles son corps a été un corps de souffrance : dans sa relation avec sa mère, vers 10 ans à la fête familiale, à sa naissance (elle ne voulait pas revenir encore pour souffrir). Puis Elise reconnecte des mémoires de vies passées (karmas) : seule pleurant dans un berceau, en danseuse classique tentant d’imposer sa volonté à son corps, en épouse isolée avec un mari rustre… elle identifie entre 15 et 20 situations différentes avant d’arriver à la situation source. Elise est alors un homme épuisé sur une plage. C’est un pêcheur de fond. Elise le voit dans différentes scènes : une où l’homme est dans le fond de l’océan et il avance en battant légèrement les pieds, un trident dans les mains, les bras tendus. Il ressent le silence, il est très concentré sur son but. Une autre scène où l’homme meurt d’épuisement et de soif sur la plage. Il est à bout. Il souffre. Peut-être se rend-il compte que la fin est proche. C’est une grande tristesse qui l’habite. Il est vidé. Incapable de la moindre pensée. Une autre scène où l’homme est assis et ne peut se lever. Son cerveau est débranché, incapable depuis longtemps de réflexion structurée. Il est tellement épuisé. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pu dire qu’il n’en pouvait plus. Qu’est-ce qui l’en a empêché ? L’orgueil de la performance physique, il ne pouvait pas (se) dire ‘je ne suis plus capable’. Il croyait être figé dans ce rôle d’athlète. Il croyait que c’est cela que les autres attendaient de lui, alors que les autres se rendaient compte qu’il allait trop loin (Elise en prendra conscience durant la régression).
Nous engageons alors la libération avec Elise : A-t-il essayé de dire  Je n’en peux plus ?  Non, il ne l’a pas fait. Il est persuadé que son patron ne peut pas comprendre et encore moins accepter. Je l’invite à faire l’expérience. Après quelques tentatives, il se traine jusqu’au baraquement du chef et lui dit « Mon corps ne peut plus plonger ». C’est un choc pour son patron qui le pensait « increvable » mais il comprend, à la grande surprise du plongeur. C’est alors une révélation : dire les choses peut tout changer. Ce sera la première des ressources qu’Elise découvrira en elle. Elle en découvrira d’autres notamment accepter de voir. En effet, derrière l’orgueil se cachait l’aveuglement. Dans cet aveuglement, il était impossible de prendre conscience de la gravité de la situation. Nous demeurons un certain temps sur cette situation, jusqu’à ce qu’elle arrive à se lever. Elle ressent un immense soulagement et une grande joie quand je lui dit fermement: « C’est fini. Vous n’y retournerez plus ». 

Une fois Elise sentant ses forces revenir et la situation transformée, nous remontons la vingtaine de situations identifiées durant la régression pour nous assurer de leur transformation. Toutes les vieilles mémoires sont transformées, elle prend des décisions différentes : ne pas devenir danseuse, refuser d’épouser l’homme rustre, demander de l’aide…

Elise a découvert 5 ressources au cours de cette libération karmique :
– Dire les choses

– Accepter de voir
– Humilité
– Prendre soin
– Ouverture à autre chose

J’ai revu Elise régulièrement ensuite pour poursuivre ce travail de fond. Elise dit ne plus entendre cette petite voix qui lui répétait sans cesse « Je suis fatiguée ». De même, elle se voyait souvent au moment de s’endormir en train de nager dans l’océan. Ce n’est plus le cas. Elle a libéré cette mémoire et son continuum.
Tout n’est pas différent dans la vie d’Elise, mais elle reprend petit à petit place dans son corps, apprend à l’aimer. Tous les symptômes n’ont pas disparu mais un certain nombre et surtout elle retrouve une vitalité. Elle se sent moins isolée, moins seule pour faire face au monde, malgré sa famille aimante. Elle découvre que sa famille est son roc, sa force. La régression lui a apporté un ancrage en cette vie (puisque les souvenirs ne sont plus refoulés, il est possible de vivre avec le présent, ici et maintenant). Dans sa vie actuelle, Elise a donc changé son rapport au corps, à l’endurance. Elle apprend à se poser, à réguler ses efforts. Elle apprend aussi à accepter que ses proches se reposent, ce qui lui était intolérable avant.

Elise a fait le choix de poursuivre son chemin en apprenant à prendre soin d’elle, à aimer son corps, le respecter, à comprendre les mécanismes sous-jacent de la guérison énergétique et spirituelle. Elle se forme au Reiki et découvre de quoi est fait un être : de matière, d’énergie, de karma… et que l’on peut agir concrètement pour aller mieux.

Christelle Hauteville-Chadorla
Karmathérapeute

www.harmoniecroissance.com 

 

2018-12-11T17:34:34+00:00