CONSCIENCE ET OBSERVATION DE SOI -> POUR SE LIBERER

LA CLE DE LA LIBERATION : LA CONSCIENCE

La clé de toute purification intérieure et de tout progrès est la conscience, la présence, l’attention portée à soi, aux autres et aux choses. De prime abord, la connotation éthique ne pas évidente. Comment la présence pourrait-elle transformer l’être ? Pourtant, le même mot désigne la conscience au présent et la conscience morale. En fait, les deux vont de pair : la conscience au présent développe la conscience morale. Celui qui essaie de s’observer, d’être dans la présence, devient nécessairement quelqu’un de plus moral. La conscience rend meilleur. Imaginez que vous deveniez conscient de l’un de vos défauts chaque fois que vous êtes en train de le vivre. Au début, comme vous n’en avez pas encore une vraie conscience, peut-être vous direz-vous que ce n’est pas si grave, mais plus le temps passe, plus la conscience que vous avez de ce défaut vous le rend insupportable. Il vous faudra beaucoup de temps pour que vos défauts majeurs vous deviennent insupportables et que vous vous en libériez, mais d’autres sont comme dissous par la conscience.

COMMENT S’OBSERVER ?
Démasquez ses défauts, en devenir de plus en plus conscient, conduit souvent à déprimer, à s’apitoyer sur soi, à se décourager, à culpabiliser. On vient de découvrir un défaut et on y en ajoute un autre ! Mais comme une force de transformation (la conscience) est entrée en vous, votre travail, avant même la lutte contre le défaut lui-même, sera de lutter contre la tendance à culpabiliser. Cette tendance est très forte dans l’être humain parce qu’elle y a été ancrée par l’éducation. Lorsque vous découvrez en vous un aspect négatif, la force de la conscience, qui vous permet de l’observer, introduit dans le négatif un élément destructeur. La force d’évolution qu’est la conscience agit naturellement de cette façon. Ne craignez donc pas de vous observer, ni de découvrir des choses négatives, mais sans vous plaindre ni vous culpabiliser. Travaillez à vous observer correctement, il n’y a rien d’autre à faire. Tout ce que nous faisons ne vise qu’à mieux s’observer, à mieux faire entrer la conscience en nous, parce que la conscience est une force de transformation.

Sélim Aïssel – Sciences de la conscience n° 64  « Thanatosophie : après la mort »

 

2018-12-11T17:32:47+00:00