A quoi nous sert la méditation ?

La méditation est la source de notre force tranquille. La méditation apaise, ralentit le rythme, apporte stabilité et clarté. En méditation, nous prenons conscience de notre fonctionnement interne : répétitions comportementales, petites injonctions internes (petites voix), émotions, objets des émotions. Quand le calme s’installe grâce à la pratique, la méditation nous donne accès à plus de clarté.

La première étape de la méditation consiste à établir le calme mental, c’est-à-dire à apaiser le flux des pensées. Au-delà d’apaiser le flux, il s’agit d’en devenir l’observateur et cela devient possible en nous posant quelques minutes par jour. C’est extrêmement simple dans le principe et très puissant dans la pratique. Ralentir, donner du souffle à nos vies, donner un espace à la paix est la source de paix même. Le chemin se fait en marchant. La paix se fait en méditant.

La technique de base consiste donc à poser notre attention sur un point, un seul point. Prenons l’exemple du souffle. Nous posons notre attention sur notre souffle, inspiration, expiration.

Si cela nous aide nous pouvons compter. Notre esprit va de lui même se poser sur d’autres objets d’attention, c’est ce qu’on appelle la distraction : des objets mentaux (des pensées comme les courses à faire, le repas de midi, le dossier à terminer, la rumination d’une blessure…), des objets extérieurs comme le ciel, les meubles dans la pièce, nos voisins et leur respiration… Il s’agit alors de ne pas juger, de ne pas suivre ces pensées perturbatrices, de ne pas justifier ces distractions. L’objectif de cette méthode méditative est d’apporter de la stabilité à notre esprit. La méthode est donc de revenir au point initial de méditation, le souffle ici. Nous posons notre attention sur le souffle. A l’inspire, nous descendons jusque dans notre ventre. A l’expire, nous remontons et sortons par les narines. Et une seconde fois, inspire jusqu’au ventre, expire par les narines. Et ainsi de suite. Faisons cet exercice jusqu’à 21, puis 48. Quand une pensée survient ou que l’on sombre dans la torpeur et que tout à coup nous ne savons plus à combien nous sommes, que nous avons perdu l’attention au souffle, nous y revenons et recommençons à compter à partir de 1. Il n’y a pas de compétition. L’objectif n’est pas d’atteindre 21 en courant, en faisant deux choses à la fois, compter et penser à nos affaires. Parce que l’objectif n’est pas d’atteindre 21, mais de maintenir l’attention sur le souffle. Compter est une aide. Il n’est pas utile non plus de nous leurrer nous même en nous disant « c’est facile » j’ai atteint 21 même 100, alors que nous avons compté mentalement, pensé à autre chose en même temps. Cela n’est pas de la méditation, c’est de la distraction. L’attention au souffle nous aide à entraîner notre esprit à la paix et à la concentration. Maintenir notre attention sur le souffle, y revenir dès nous prenons conscience que nous nous en sommes éloigné. C’est tout. Tant que vous n’êtes pas sur le souffle, vous n’êtes plus en méditation. Vous constaterez vos progrès par la durée du maintien de votre attention sur le souffle, et surtout par le calme que vous ressentirez au quotidien. Vous vous emporterez moins, vous serez plus présents avec vos proches, votre vie s’éclairera d’une lumière nouvelle.

Il y a deux qualités importantes pour développer notre état méditatif : la persévérance et la confiance. La confiance dans le fait que vous êtes sur la bonne voie, que vous vous installez réellement et durablement dans la paix. La persévérance dans votre pratique, par des séances quotidiennes, par un retour au souffle encore et encore.

Rien d’autre, juste le souffle.

Christelle Hauteville-Chadorla
www.harmoniecroissance.com

2018-12-11T17:34:08+00:00